Le président national du parti ENVOL, Delly Sesanga, a exprimé vendredi sa « profonde indignation » face à la décision du gouvernement de suspendre plusieurs partis politiques, parmi lesquels le PPRD, PISTE, ATD, LGD et AAP.
Dans un communiqué rendu public ce vendredi 31 octobre, l’ancien candidat à la présidentielle estime que cette mesure est « brutale, arbitraire et politiquement orientée ».
Selon lui, elle constitue une atteinte grave au pluralisme politique, qu’il qualifie de « pilier essentiel de toute démocratie véritable ».
Delly Sesanga juge la décision disproportionnée et attentatoire aux libertés publiques, évoquant une remise en cause du respect des principes constitutionnels et du Pacte républicain. Il s’appuie notamment sur les articles 22 et 23 de la Constitution du 18 février 2006, qui garantissent la liberté d’association et la participation à la vie politique nationale.
« Toute restriction à ces libertés fondamentales ne peut intervenir que dans le strict respect de la loi et sous le contrôle du juge compétent », rappelle-t-il, ajoutant que la suspension décidée par le gouvernement, en dehors de toute procédure contradictoire, constitue « une violation flagrante du principe de légalité et un coup porté à l’État de droit ».
Le président d’ENVOL estime également que le pluralisme politique est un droit inaliénable et fondamental, garanti par l’article 6 de la Constitution, et non une faveur accordée par le pouvoir.
Delly Sesanga voit dans ces suspensions une stratégie d’intimidation et de musellement de l’opposition, qui contribue selon lui à restreindre dangereusement l’espace politique. Il estime que ces mesures « s’inscrivent dans une logique de confiscation du débat public », alors que le pays traverse une période de fortes tensions économiques et sociales.
Par ailleurs, il appelle les institutions de la République à exiger la levée immédiate de ces mesures qu’il qualifie d’arbitraires ; les partis politiques, toutes tendances confondues, à défendre les libertés publiques et le pluralisme ; les citoyens congolais à rester vigilants et mobilisés contre toute dérive autoritaire.
El.B.
