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Pour appartenance présumée de Mpongo à l’AFC-M23, sa famille persécutée, lui introuvable

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La famille de monsieur Mpongo, fait actuellement l’objet des tracasseries innommables depuis l’arrestation, le 20 mars 2024, de son fils Mpongo Mankuni. Il est accusé d’appartenance présumée au Mouvement rebelle AFC-M23, soutenu par le Rwanda. Son seul péché est de s’être rendu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), son pays, pour se débrouiller comme tout Congolais. M. Mpongo Mankuni ne pensait pas un seul instant que son séjour à l’est du pays lui sera une infraction fatale.

Pourtant nulle part la Constitution, il est stipulé que séjourner à Goma, à Rutshuru, à Bukavu, constitue une infraction. Par contre, la libre circulation sur le territoire national est garantie par cette Constitution.

Pour la petite histoire, en effet, en bon père de famille, responsable et soucieux du bien-être de ses enfants, Mpongo Mankuni, décide en 2015 de se rendre dans la partie orientale du pays pour se débrouiller afin de faire vivre sa famille.

Six ans après, soit en 2021, les éléments du M23 basés en Ouganda, relancent la rébellion et s’emparent de la cité frontalière de Bunagana en territoire de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu. Jusque-là M. Mpongo ne se fait aucun souci car, fort en la capacité de l’armée nationale congolaise (Fardc) de repousser les rebelles, hors des frontières nationales et les contenir loin de grandes agglomérations de la province du Nord-Kivu. Mais c’était sans compter sur les visées de ce mouvement rebelle de conquérir des coins entiers de ladite province.

En effet, en 2023, la situation se détériore et le M23 qui coalise avec le mouvement rebelle, l’Alliance Fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa dont l’AFC-M23, intensifie ses offensives et conquiert plusieurs localités. Très vite, cette alliance rebelle, soutenue par le Rwanda, se rapproche de la ville de Goma, le chef-lieu provincial du Nord-Kivu qui est assiégée et menacée de tomber entre les mains de la rébellion. Mpongo Mankuni décide de quitter la région à fin 2023 pour regagner Kinshasa où il arrive début mars 2024. La ville de Goma n’étant plus desservie normalement, il prend un vol de Bukavu pour atteindre la capitale, Kinshasa. Notons que les éléments de l’AFC-M23 campaient déjà sur les hauteurs de Goma et progressaient sur Saké, à 27 km de la capitale du Nord-Kivu.

À Kinshasa, M. Mpongo retrouve sa famille, ses collègues ainsi que des amis venus le saluer. Le motif, selon les agents venus dans deux jeeps, Mpongo serait un membre de la cellule dormante de l’AFC-M23 dans la capitale, Kinshasa. Depuis lors, alors que le lieu de sa détention reste inconnu, c’est sa famille qui fait l’objet de harcèlement de la part des services de sécurité notamment, l’Agence nationale de renseignements (ANR). Selon certaines sources proches de l’ANR, ses enfants en particulier, et sa famille, en général doivent dénoncer le lieu où se cacherait Mpongo Mankuni, alors que ceux-ci attendent des services de leur indiquer où est gardé leur proche car, arrêté depuis le 20 mars 2024 par des éléments venus en jeep de service. La famille Mpongo, dont certains vivent déjà en clandestinité, attend que l’État congolais puisse lui montrer où il est détenu.

La question que l’on se pose est de savoir : depuis quand fuir une rébellion pour rejoindre son lieu officiel de résidence devient une infraction.

À considérer la manière dont les choses se passent en RDC depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, la famille de Mpongo se fait de soucis sérieux sur son sort et celui réservé à ses deux fils pour lequel elle n’a aucune nouvelle.

A.K.

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