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Gestion durable des terres à l’Équateur: Tenue de la 9ᵉ session du Comité de pilotage du Programme intégré REDD+ pour le Développement résilient basé sur des moyens d’existence durables

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La 9ᵉ session du Comité de pilotage (Copil) du Programme intégré REDD+ pour le Développement résilient basé sur des moyens d’existence durables dans la province de l’Équateur (PIREDD Équateur), exécuté par la FAO avec l’appui du WWF, son principal partenaire de mise en œuvre, s’est tenue avec succès.
L’activité, présidée par le gouverneur de la province de l’Équateur, a eu lieu le 21 novembre 2025 dans la salle « Bébé IYONGO » du bâtiment administratif du gouvernorat de l’Équateur à Mbandaka.

PIREDD Équateur : des progrès encourageants

À cette occasion, M. Judicaël PAZOU, Chargé des opérations et représentant du Représentant-pays de la FAO en RDC, a indiqué que cette session avait été organisée pour évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Plan de travail et du budget annuel 2027, suite à l’augmentation du budget du projet après l’allocation additionnelle de l’assiette.

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Depuis le dernier Copil et sur base des leçons apprises, a-t-il expliqué, le projet a diversifié ses approches de mise en œuvre et enregistré des progrès notables, notamment :

  • l’intensification des comités locaux de développement, en renforçant la participation de ces comités dans la gouvernance des ressources naturelles ;
  • le renforcement de la communication et de la visibilité du projet à travers l’installation des panneaux de visibilité, ainsi que l’enregistrement et la diffusion des émissions de sensibilisation des parties prenantes sur les activités du PIREDD ;
  • l’élaboration et la validation de la stratégie provinciale de gestion des tourbières, ainsi que l’élaboration participative du Plan simple d’aménagement du territoire.

Selon Judicaël PAZOU, les peuples autochtones pygmées ont été accompagnés dans l’exploitation durable et la commercialisation des produits forestiers non ligneux, et ont bénéficié de l’installation d’étangs piscicoles.
De nombreux bénéficiaires ont également été directement impliqués dans les activités locales : agriculture durable, carbonisation, organisation de groupements ou associations villageoises.

À la lumière de ces résultats, il estime que les approches participatives du PIREDD Équateur portent des fruits et témoignent de l’engagement fort de la province et de ses partenaires pour un développement résilient, inclusif et respectueux de l’environnement.

Il a également salué, au nom de la FAO, l’étroite collaboration entre le Secrétariat permanent, les autorités provinciales, les membres du Copil, ainsi que le leadership du gouverneur de province et président du Comité de pilotage, dont l’implication a permis d’obtenir les résultats observés sur le terrain et d’organiser cette 9ᵉ session dans les meilleures conditions.

Il n’a pas manqué de remercier le Royaume de Suède, le Royaume de Norvège, le Royaume-Uni et tous les bailleurs du projet, CAFI-FONAREDD, pour leur soutien déterminant dans la concrétisation du programme.
« La FAO et son partenaire WWF s’engagent à renforcer la bonne collaboration nécessaire à l’accomplissement des actions en faveur de la population », a-t-il promis, réaffirmant la disponibilité de l’Agence à accompagner les efforts du gouvernement congolais et du gouvernement provincial de l’Équateur.

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À son tour, M. Bonaventure IBANDA, délégué du FONAREDD, a salué l’engagement constant du gouverneur de la province, des autorités provinciales, de la FAO, du WWF et de toutes les parties prenantes mobilisées.
Il a affirmé que le PIREDD Équateur bénéficie aujourd’hui d’un cadre renforcé avec un budget consolidé de 25,2 millions USD pour la période en cours d’exécution.

Le PIREDD, un programme complet

Pour sa part, Mme Kerstin Karlistrom, Cheffe de coopération de l’Ambassade de Suède en RDC, a rappelé que le PIREDD est un programme complet incluant plusieurs activités différentes, ayant toutes un objectif commun : réduire les émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts.

Selon elle, ce programme encourage les communautés et toutes les parties prenantes à une gestion durable des terres. « Pour réussir, il est impératif que tous les acteurs aient la même compréhension du projet », a-t-elle conseillé, avant de préciser que le PIREDD n’est ni un projet d’assistance humanitaire, ni un projet traditionnel.

Pour Mme Kerstin, les activités du PIREDD doivent aider les familles à remplacer l’usage des forêts comme source de revenus grâce à trois piliers :

  • Entrepreneuriat : savoir calculer les coûts, les bénéfices et les risques ;
  • Réinvestissement : utiliser les bénéfices pour développer l’activité ;
  • Autonomie économique : réduire la dépendance.

Elle a souligné que la communauté n’est pas seulement bénéficiaire, mais aussi actrice, et que la rémunération dépend de la performance et des résultats.

De son côté, M. Jean-Paul MWAMBA NYEMBO, représentant du Secrétaire général au Ministère de l’Environnement et Développement durable, a reconnu qu’avec l’impulsion du gouverneur, les actions de préservation du patrimoine forestier ont connu une dynamique remarquable.
Il a salué « les fruits d’une bonne collaboration étroite entre l’administration provinciale, les partenaires techniques et financiers et les communautés locales », ajoutant que cette expérience de gouvernance décentralisée constitue un modèle à soutenir et à amplifier.

Le satisfecit du gouverneur de province

Avant d’ouvrir officiellement la 9ᵉ session du Copil PIREDD Équateur, le gouverneur, très satisfait de la tenue de cette activité capitale pour sa province, est revenu sur les objectifs de la mission conjointe qui a précédé les assises : gouvernorat, bailleurs, FAO et WWF.

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Il s’agissait notamment de :

  • palper ensemble les réalités sur les actions mises en œuvre depuis 2020 après le lancement du projet en fin 2019 ;
  • jauger l’impact de la croissance socio-économique liée à l’amélioration des conditions de vie des communautés concernées ;
  • écouter personnellement les plaintes, avantages et besoins exprimés par ces communautés ;
  • évaluer le niveau de mise en œuvre des activités afin de faciliter la formulation de recommandations pertinentes ;
  • encourager et sensibiliser les communautés à l’appropriation du projet ;
  • présenter les bailleurs de fonds aux communautés afin qu’elles soient durablement conscientes de leurs appuis techniques et financiers.

Quid du PIREDD Équateur ?

Le Programme intégré REDD+ pour un Développement résilient basé sur des moyens d’existence durables dans la province de l’Équateur (PIREDD Équateur) est exécuté par la FAO avec le WWF comme partenaire principal de mise en œuvre.

Il vise à adresser de manière intégrée les moteurs de la déforestation et de la dégradation des forêts afin de stabiliser, voire d’accroître, le couvert forestier, tout en assurant la croissance économique, l’augmentation des revenus et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Mis en œuvre depuis 2019, le programme comprend six composantes : Aménagement du territoire, Gouvernance, Agriculture, Foresterie, Énergie et Démographie.

Plusieurs activités sont exécutées sur le terrain, parmi lesquelles :

  • la valorisation de l’agriculture post-jachère pour freiner la déforestation grâce à l’installation d’espaces agroforestiers ;
  • la mise en défens des savanes ;
  • la production d’outils de planification spatiale (Plan simple d’aménagement du territoire, Plan simple de gestion) ;
  • la mise en place de structures locales de gouvernance (Comités locaux de développement, Conseils agricoles ruraux de gestion, Conseils consultatifs provinciaux des forêts et de l’agriculture) ;
  • la planification du développement local (PDL, PDPA) ;
  • la sécurisation des droits des communautés via la foresterie communautaire ;
  • la promotion de l’entrepreneuriat féminin ;
  • la planification familiale.

Le PIREDD Équateur est doté d’un Comité de pilotage chargé de donner les orientations stratégiques, de suivre et de prendre des décisions concertées afin de garantir la cohérence et l’efficacité du programme.

José Wakadila

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