Dans un communiqué officiel rendu public le samedi 6 mars, le Bureau du Sénat a tenu à clarifier sa position après les déclarations de son deuxième vice-président Modeste Bahati Lukwebo sur le non changement de la Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006.
A en croire, ce document signé par la rapporteure et porte-parole du Sénat, Néfertiti Ngudianza Bayokisa Kisula, le Bureau précise que les propos tenus lors du point de presse du 4 mars 2026 l’ont été à titre strictement personnel et n’engagent en aucune manière l’institution sénatoriale dans son ensemble.
Par ailleurs, le Sénat indique que l’opinion publique nationale et internationale a largement suivi ces déclarations relatives à la question du changement de la Constitution. Face aux réactions suscitées, l’institution a tenu à apporter des éclaircissements afin d’éviter toute confusion sur sa position officielle.
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires auxquels fait face la République démocratique du Congo, le Bureau du Sénat appelle les sénateurs à faire preuve de responsabilité, de retenue et d’un sens élevé de l’intérêt supérieur de la Nation dans leurs prises de position publiques.
Le communiqué rappelle également que les institutions de la République doivent demeurer des espaces de cohésion, de stabilité et de responsabilité politique, et non des cadres d’expressions individuelles susceptibles de fragiliser l’unité nationale.
En outre, le Bureau du Sénat réaffirme son attachement aux idéaux de paix, d’unité et de souveraineté nationale défendus par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il appelle l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à observer la discipline républicaine et à renforcer la solidarité nationale.
Dans la foulée, le Sénat réitère son engagement à accompagner toutes les initiatives visant à préserver la stabilité des institutions et à consolider la cohésion nationale en cette période jugée cruciale pour l’histoire du pays.
Pour rappel, lors de sa conférence de presse tenue mercredi 4 mars à Kinshasa, Bahati Lukwebo, membre du bureau de la chambre haute du Parlement a qualifié de faux débat la question du changement ou de la révision de la Constitution, une option soutenue par plusieurs acteurs politiques du régime. Selon lui, la République démocratique du Congo ne souffre pas d’un problème de textes juridiques, mais plutôt d’un déficit dans l’application des lois par les acteurs chargés de les mettre en œuvre. Il a ainsi appelé à un débat politique davantage centré sur la bonne gouvernance et l’efficacité des institutions plutôt que sur une modification du cadre constitutionnel actuel.
Eldad Bwetusanga
