Le ton est ferme et l’avertissement sans équivoque. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement saisi les autorités judiciaires pour répondre à la multiplication des attaques diffamatoires visant la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que d’autres hauts responsables de l’État. L’annonce a été faite samedi dans un communiqué du Ministère de la Communication et des Médias.
Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux et autres espaces numériques sont le théâtre d’une avalanche de publications jugées offensantes par l’Exécutif : injures, diffamations, menaces, outrages et atteintes à l’honneur. Des contenus que le gouvernement ne perçoit pas comme de simples dérapages individuels, mais comme le fruit de campagnes organisées et coordonnées, visant à manipuler l’opinion publique, à fragiliser la cohésion nationale et à ébranler l’autorité de l’État congolais.
Face à cette situation, les services compétents ont été mandatés pour identifier les auteurs, co-auteurs, complices et commanditaires de ces publications, y compris ceux qui opèrent sous couvert de l’anonymat, depuis l’étranger ou à travers des dispositifs numériques dissimulés. Des poursuites judiciaires pourraient s’ensuivre, conformément à la législation en vigueur.
Dans son communiqué, le gouvernement prend soin de rappeler que la Constitution garantit la liberté d’expression et la liberté d’opinion, deux piliers fondamentaux de l’État de droit. Mais il insiste sur le fait que ces libertés s’exercent dans le strict respect des lois de la République et des droits d’autrui. Dès lors, la diffamation, le harcèlement numérique, les incitations à la haine ou toute tentative de déstabilisation des institutions ne sauraient, selon lui, se réclamer de la liberté d’expression.
En appelant les citoyens à un usage responsable des espaces numériques et à préserver la dignité du débat public, le gouvernement envoie un signal clair : la tolérance zéro face aux dérives en ligne qui menacent, selon lui, la stabilité des institutions et la cohésion de la Nation.
Eldad B.
