Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), James Swan, a clôturé sa première mission de terrain dans l’est du pays sur un constat préoccupant : la persistance de l’insécurité et des déplacements de populations, malgré les efforts en cours pour ramener la paix.
De Beni à Bunia, en passant par Goma, le chef de la MONUSCO dit avoir pris la mesure des défis sécuritaires qui continuent d’affecter les civils.
« Cette visite m’a permis d’évaluer les défis persistants et d’écouter les préoccupations des communautés », a-t-il déclaré, au terme de sa tournée.
Sur le plan opérationnel, la mission onusienne entend recentrer ses priorités sur la protection des civils et l’appui au cessez-le-feu. James Swan a notamment évoqué l’implication de la MONUSCO dans le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+), en coordination avec le Joint Intelligence Fusion Center (JIFC), conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.
À Goma, où il a achevé sa mission, le diplomate onusien a insisté sur l’urgence d’une désescalade rapide.
En outre, il appelle à la concrétisation d’un cessez-le-feu « effectif » pour ouvrir la voie à une paix durable dans cette région en proie à des conflits armés récurrents.
Il a également remis en avant les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité, adoptées en 2025, qui réaffirment le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Les échanges menés sur place ont par ailleurs porté sur la mise en œuvre des mécanismes de suivi du cessez-le-feu ainsi que sur l’avancement des processus diplomatiques de Doha et de Washington, soutenus par l’Union africaine. James Swan a exhorté les différentes parties à respecter leurs engagements.
Signalons, par ailleurs, que malgré un contexte tendu, la MONUSCO assure vouloir maintenir son engagement aux côtés des autorités congolaises, avec pour priorités la protection des civils, la désescalade et le rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones affectées.
Eldad Bwetu
