L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a organisé, lundi 4 mai à Kinshasa, une marche de soutien aux sanctions américaines visant l’ancien président de la République, Joseph Kabila.
Partie de la 1ʳᵉ rue de Limete, cette manifestation pacifique a rassemblé plusieurs milliers de participants, principalement des cadres et militants issus de formations politiques membres de l’Union sacrée de la nation.
Munis de drapeaux, de calicots et de banderoles, les manifestants ont affiché leur appui au projet de révision constitutionnelle avant de converger vers le Palais du peuple, point d’aboutissement de la marche.
Prenant la parole à l’issue de la mobilisation, Augustin Kabuya, secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, a appelé l’administration américaine à élargir les sanctions à d’autres acteurs impliqués dans la crise sécuritaire à l’Est du pays, tout en exigeant l’arrestation de Joseph Kabila.
« Après les sanctions contre Joseph Kabila, nous demandons à l’administration américaine d’exiger son arrestation immédiate et d’étendre ces mesures à d’autres responsables de l’insécurité dans l’Est, notamment Paul Kagame », a-t-il déclaré.
Signalons qu’une délégation des organisateurs s’est rendue à l’ambassade des États-Unis en RDC pour y déposer un mémorandum.
Pour rappel, Joseph Kabila a réagi à ces sanctions, qu’il qualifie d’« injustifiées » et de « politiquement motivées », selon un communiqué de son cabinet publié le 30 avril.
L’ancien chef de l’État a affirmé que les accusations à l’origine de cette décision ne reposent pas sur des preuves « irréfutables » et dit avoir accueilli cette annonce avec « étonnement ».
Le communiqué a également mis en avant son bilan à la tête du pays entre 2001 et 2019, évoquant notamment la réunification du territoire, la pacification progressive et la stabilisation de la région des Grands Lacs, ainsi que la première alternance pacifique au sommet de l’État.
Joseph Kabila a, en outre, contesté les fondements de la décision américaine, estimant qu’elle ne s’appuie pas sur des faits établis devant la justice congolaise. Il a annoncé envisager des recours légaux afin d’obtenir la présentation des preuves et de défendre son honneur.
Eldad Bwetu
