L’Assemblée nationale a officiellement installé, jeudi 7 mai au Palais du Peuple, une commission d’enquête parlementaire chargée d’auditer la gestion des quotités des frais académiques dans les établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).
La cérémonie a été présidée par le rapporteur de la chambre basse du Parlement, Jacques Djoli Eseng’ekeli, qui a rappelé la nécessité de garantir la transparence dans la perception et l’utilisation des fonds générés au sein des universités et instituts supérieurs.
Selon les termes de sa mission, cette commission devra examiner plusieurs catégories de frais perçus auprès des étudiants, notamment les frais de dossier, les frais bancaires ainsi que divers frais techniques, souvent dénoncés pour leur manque de traçabilité.
Cette initiative parlementaire intervient après les révélations faites en plénière par le député national Mushongo Mashara, qui avait alerté sur une gestion jugée opaque des recettes dans plusieurs établissements de l’ESU.
Constituée conformément à la Constitution et au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la commission comprend 23 députés nationaux. Elle est dirigée par les honorables Séverin Bamanyi et Mushongo Mashara, respectivement président et vice-président. Les fonctions de rapporteur et rapporteur adjoint sont assurées par les honorables Segihobe Bigira et Mukundi Nyembo.
Les investigations, prévues pour une durée de vingt jours, se dérouleront dans plusieurs villes universitaires du pays.
En marge de cette activité, Jacques Djoli Eseng’ekeli a également effectué une visite d’inspection à la Commission socioculturelle de l’Assemblée nationale, exhortant les députés à accélérer le traitement des dossiers en attente.
Eldad Bwetu
