Le mouvement citoyen Filimbi a vivement réagi aux déclarations du président de la République, Félix Tshisekedi, tenues lors de son point de presse du 6 mai 2026. Dans un communiqué publié le jeudi 7 mai, l’organisation citoyenne dénonce ce qu’elle considère comme une volonté de remettre en cause les dispositions constitutionnelles relatives à la limitation des mandats présidentiels.
Filimbi estime que les propos du chef de l’État ouvrent la voie à un éventuel « glissement électoral » ainsi qu’à une tentative de conservation du pouvoir au-delà des limites fixées par la Constitution. Le mouvement rappelle que la loi fondamentale congolaise limite le mandat présidentiel à deux quinquennats et considère cette disposition comme « non négociable ».
Dans son communiqué, l’organisation souligne également ce qu’elle qualifie de « contradiction politique », rappelant que Félix Tshisekedi avait lui-même dénoncé, lorsqu’il était dans l’opposition, toute initiative de révision constitutionnelle sous le régime de Joseph Kabila, qu’il assimilait alors à un « coup d’État constitutionnel ».
En outre, Filimbi a critiqué sévèrement la gouvernance actuelle du pays. Il évoque notamment la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, la hausse du coût de la vie, le chômage ainsi que les difficultés sociales auxquelles font face de nombreux Congolais. Il estime que ces réalités contrastent avec les discours officiels présentant un bilan positif de l’action gouvernementale.
Le mouvement citoyen s’est également montré critique à l’égard de la gestion de la crise sécuritaire, reprochant au pouvoir de multiplier les déclarations sans résultats concrets sur le terrain.
Face à cette situation, Filimbi appelle à la vigilance et à la mobilisation des forces sociales et citoyennes, notamment la jeunesse, la société civile et les confessions religieuses, afin de préserver les acquis démocratiques du pays.
« Le Congo n’appartient à aucun homme. La République n’est pas un héritage personnel », conclut le communiqué.
Eldad B.
