Au Malawi, la protection des personnes atteintes d’albinisme est en train de devenir une préoccupation nationale. Un soulagement pour les concernés toujours en proie à toutes formes de discrimination dans ce pays de l’Afrique australe.
L’oncle de la victime et ses deux complices meurtriers ont été condamnés à 155 ans par une Haute Cour du pays.
Âgés de 44 ans, 45 ans et 71 ans, ces hommes sans foi ni loi ont été reconnus coupables après avoir avoué le meurtre d’une jeune femme de 23 ans en janvier 2022.
Le premier qui était le chef d’accusation du meurtre a écopé de 68.5 ans. Le deuxième, de 48.5 ans en tant que chef d’accusation d’extraction de tissus humains et le troisième, de 38 ans pour trafic d’organe humain.
Il y a lieu de souligner que le Malawi est l’un de ces pays où les crimes sur des personnes atteintes d’albinisme enfle au jour le jour.
Les attaques criminelles et les meurtres des personnes atteintes d’albinisme sont alimentés des croyances ancestrales Négro-africaines selon lesquelles les concotions mélangées à leurs parties du corps apporteraient chance et bonheur.
Au début du mois en cours, une Haute Cour de ce pays avait statué sur un autre problème de meurtre d’une personne atteinte d’albinisme. L’affaire avait impliquée un ancien prêtre catholique romain, un officier de la police et un clinicien hospitalier, tous coupables du meurtres et du traffic des organes d’une personne atteinte d’albinisme.
Toutes ces condamnations et ces longues peines d’emprisonnement infligées aux coupables est sans conteste un message fort du système judiciaire malawite indiquant que de tels actes ignobles sur des semblables humains ne seront plus tolérés sur l’ensemble du territoire national.
Philippe Dephill Lipo
