L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture » FAO » s’est dit être engagée, à accompagner le gouvernement de la RDC, à travers la Commission de Coordination Une Santé (CCUS), pour opérationaliser l’approche « Une Santé » et d’assurer les formations de tous les secteurs sur toute l’étendue du territoire national.
L’annonce a été faite par le Représentant adjoint de la FAO/RDC, M. Ibrahim Abdoul Nasser, lors de la cerémonie d’ouverture de l’atelier de conception des modules de formation au profit des parties prenantes de concentrées sur l’approche » Une Santé « , sa gouvernance ainsi que le Règlement Sanitaire International (RSI) et les codes sanitaires des animaux.
Cet atelier vise notamment à développer des modules de formation pour soutenir la mise en œuvre de l’approche « Une Santé » dans les provinces, en tenant compte des problématiques complexes de santé publique.
Du 11 au 16 aout 2025, les participants à cet atelier vont devoir travailler ensemble à l’élaboration des modules pédagogiques fondés sur les principes de la gouvernance multisectorielle, en intégrant également les règles et recommandations du Reglement Sanitaire International (RSI) et des Codes Sanitaires des Animaux terrestres, le traité sur les pandémies ainsi que la Convention sur la biodiversité.

Cinq provinces cibleées
Il est important de préciser que la FAO appuie le CCUS dans la formation et la sensibilisation des acteurs issus des différents secteurs sur l’approche « Une Santé », sa gouvernance, le Règlement Sanitaire International, l’Accord sur les Pandémies, les codes sanitaires des animaux et la Convention sur la Biodiversité.
Toutes ces activités seront menées dans un premier temps, dans cinq (5) provinces ciblées du projet qui sont notamment : le Bas-Uele, l’Ituri, les Nord et Sud-Kivu ainsi que le Sankuru, avant d’intégrer les autres provinces.
La RDC un point chaud pour l’émergence et réémergence des maladies
Pour M. Ibrahim Abdoul Nasser, la RDC est considérée comme un point chaud pour l’émergence et réémergence des maladies, en occupant ainsi une place centrale dans l’Agenda de la sécurité sanitaire (GHS), d’autant plus que souvent à l’interface entre l’homme, l’animal et l’environnement, les flambées épidémiques représentent une menace majeure pour la sécurité sanitaire.
Défis à relever
Poursuivant ses propos, le Représentant adjoint de la FAO, a fait savoir que deux principaux défis sont nécessaires à relever notamment :
- Le manque d’activités de préparation, qui limite la capacité à détecter précocement les menaces sanitaires et
- La mobilisation tardive des ressources humaines et financières, notamment après la confirmation d’une épidémie.
Il a par ailleurs précisé que : « … C’est pour répondre à ces défis que le gouvernement de la RDC, sous la coordination de l’Institut National de Santé Publique (INSP), avec l’appui de l’OMS, de l’UNICEF et de la FAO, qui sont les trois agences désignées comme entités d’implémentation, ainsi que d’autres partenaires techniques et financiers, a bénéficié de la subvention du Fonds de lutte contre la pandémie pour mettre en œuvre le projet de renforcement des capacités de préparation et de réponses aux pandémies dans cinq provinces de la RDC (projet SOPRAP).
Peu avant de procéder à l’ouverture de l’atelier, Mme Pascaline MBANGU KIKUMBI, Secrétaire générale au Ministère de la Pêche et Elevage, a dans ses propos, rappelé que cette initiative s’inscrit dans l’engagement à renforcer la mise en oeuvre de l’approche
» Une Santé « , fondée sur la collaboration multisectorielle entre la santé humaine, animale et environnementale pour mieux anticiper, prevenir et gérer les risques sanitaires. « … C’est pourquoi, la formation de nos acteurs décentralisés est essentielle : ils seront les premiers acteurs à détecter, rapporter et gérer les urgences dans leurs localités suivant cette approche multisectorielle… » a-t- elle révélée.
José wakadila et Science Kinkobo
