Le gouvernement de la RDC, à travers le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat, avec l’accompagnement de la FAO, a organisé vendredi 20 mars 2026 à Kinshasa, la 3ème réunion du Comité de pilotage de la reforme de la Politique nationale de la faune sauvage en RD Congo.

L’Objectif général de cette Réunion est de Permettre au Comité de Pilotage, d’examiner la version finale consolidée du DPNFS et de statuer sur le passage à la prochaine étape du processus, notamment l’organisation de l’Atelier National de Validation de la Version 0 du DPNFS.
Et de manière spécifique il s’est agi de :
✓ Examiner la cohérence stratégique globale du document ;
✓ Vérifier l’alignement juridique et institutionnel avec le cadre national ;
✓ Examiner les mécanismes financiers et de suivi-évaluation ;
✓ Identifier d’éventuels points nécessitant ajustements mineurs ;
✓ Valider formellement le Draft, en vue de l’organisation de l’Atelier National de Validation ;
✓ Donner les orientations pour l’organisation et le cadrage technique de l’atelier national.

En effet, depuis l’initiative de ce processus structuré visant à doter la RDC d’une toute première Politique Nationale sur la Faune Sauvage, plusieurs étapes ont été franchies, notamment :

- la réalisation d’un diagnostic qui a conduit à la rédaction du document de diagnostic synthèse du secteur de la faune sauvage ;
- l’organisation de 7 fora thématiques qui ont permis de mettre en évidence les principaux défis du secteur de la faune sauvage ;
- la rédaction du premier draft de la politique nationale de la faune sauvage ;
- l’organisation des consultations dans les provinces de la RDC, en vue de la présentation et de l’enrichissement du draft 1 de la politique nationale de la faune sauvage par les parties prenantes, mais également la prise en compte des contributions issues des consultations provinciales et production du draft 2 de la politique nationale de la faune sauvage.
A cette occasion, Mr Ikoleki Eloma Henri Paul, qui a parlé au nom de Monsieur Athman Mravili, Représentant ad intérim de la FAO en RDC, a rappelé que, dans une requête datée du 27 décembre 2022, le Ministère de l’Environnement et Développement Durable avait solliciter la FAO pour faciliter le processus de réforme de la faune sauvage. Et la FAO avait répondu favorablement à cette requête.
C’est ce qui conduira dit-il, au lancement du processus au mois de mars 2024.
« … En effet, c’est à vous que revient la responsabilité d’autoriser que le draft 2 de la politique nationale de la faune sauvage puisse être soumise à la validation nationale, laquelle validation marquera l’étape ultime du processus, avant son endossement par le Gouvernement de la République et sa diffusion et vulgarisation… », a fait savoir M. Ikoleki Eloma.
Et d »enrichir : » … Il vous revient donc de passer ce document en revue, de l’enrichir de nouveau s’il y a lieu. Le principal résultat attendu étant la pré-validation de la politique nationale de la faune sauvage et sa soumission d’ici le mois de mai 2026, à l’exercice de la validation nationale… »
Prenant la parole avant de procéder à l’ouverture de cette première réunion, Mme Pascaline MBANGU KIKUMBI, Secrétaire générale au Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, a rappelé que la RDC, avec sa richesse en biodiversité, est un véritable trésor naturel.
Pour elle, cette diversité biologique n’est pas seulement un héritage à conserver, mais elle est également un atout majeur pour le développement économique, social et culturel de la RDC.
Elle a également souligné que la faune sauvage de la RDC est un symbole de l’identité nationale. Elle attire des chercheurs, des amoureux de la nature et des touristes du monde entier, en plus de fournir les sources de revenues additionnelles et de proteïnes animales, en particulier pour les Peuples Autochtones et Communautés Locales (PA-Colo) qui dépendent de la forêt pour vivre. » Il est donc de notre devoir de garantir sa pérennité… », a-t-elle avisée, avant de souligner : « … La Task Force mise en place pour préparer ce processus du point de vue technique, a réalisé un travail remarquable en élaborant des documents essentiels, tels que le Document de Synthèse Diagnostic (DSD) et le draft de la politique de gestion durable de la faune sauvage. Ces documents ainsi que d’autres outils produits par la Task Force, ont servi de base solide pour les consultations organisées avec les parties prenantes à travers les provinces… », a t- elle ajoutée.
Notons que cette démarche a été aussi soutenue par des partenaires techniques et financiers, notamment l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et la Wildlife Conservation Society (WCS).
José Wakadila et Science Kinkobo
