Les habitants du bloc artisanal situé dans la commune de la Makiso à Kisangani chef lieu de la province de la Tshopo sont plongés dans une grande colère contre les autorités urbaines et provinciales. En cause : l’insécurité grandissante qui règne dans leur milieu
En effet, en l’espace de trois semaines seulement, ce quartier a été la cible de plus ou moins de voleurs armés qui ont réussi avec assez de facilité à emporter divers biens de valeur dans une ville censée être bien protégée au regard des patrouilles nocturnes mixte policiers et militaires.
Face à cette recrudescence de cas de banditisme, des notables locaux avaient convoqué la population du terroir à une réunion communautaire, plus de 400 jeunes gens y avaient répondu présents.
L’objectif de cette rencontre dominicale avait un seul objectif : échanger sur les voies et moyens à mettre en place pour lutter contre les vols dans leurs milieux.
Cela est d’autant juste que les habitants de ce milieu urbain ne peuvent plus rester en retrait, ils subissent la loi des criminels et autres hommes armés qui opèrent nuitamment chez eux.
À l’issue de leur réflexion, les participants avaient adopté de mettre en place un mécanisme de surveillance reposant notamment sur la mobilisation des jeunes, la multiplication des rondes de surveillance et une collaboration renforcée avec les forces de l’ordre.
Au regard de cette stratégie, les habitants du bloc Artisanal voudraient effectivement s’impliquer dans la sécurité de leur propre environnement social, la vigilance tous azimuts.
Un exemple à emboîter par les autres habitants de la ville de Kisangani où le banditisme, la criminalité et l’insécurité tous azimuts font ces derniers rage en dépit de l’opération Ndobo, une stratégie mise en place par le vice premier ministre chargé de l’intérieur et sécurité Jacquemin Shabani Lukoo lors de son récent séjour à l’ex Stanleyville.
Philippe Dephill Lipo
