Il y a quelques jours, le prix du litre à la pompe a été revu à la baisse à Kinshasa. Malgré cela, le coût du transport en commun demeure à la hausse, comme si le prix du carburant n’avait pas changé. Ceci relève d’un constat fait le mercredi 16 octobre dans certains coins de Kinshasa.
En effet, le trajet UPN-Gare centrale coûte 3 500 FC, UPN-Zando 3 000 FC, Pompage Zando 3 000 FC, Rond-point Ngaba-Matadi-Kibala 2 000 FC, Selembao-UPN 1 000 FC, UPN-Victoire 2 500 FC, Selembao-Moulaert 1 000 FC, Moulaert-Gombe 2 000 FC, 24 Novembre-Zando 1 000 FC, et tant d’autres.
Interrogés, les passagers fustigent ce comportement des conducteurs consistant à hausser le prix durant les heures de pointe au moment où le carburant est à la baisse.
« Nous dénonçons le mauvais comportement des chauffeurs de taxis et de taxis-bus concernant la hausse des prix du transport. Sur le terrain, nous ne voyons aucun changement. Les chauffeurs fixent le prix selon leur humeur. J’ai payé 6 000 FC de l’UPN jusqu’à Huilerie alors que la course coûte 5 000 FC. L’autorité de l’État n’existe pas en RDC. Les chauffeurs font la loi et nous, les passagers, payons le pot cassé. Nous demandons au ministre provincial du Transport et de la Mobilité de fixer un arrêté sur le prix du transport en commun pour nous éviter des dépenses », a expliqué un passager interrogé.
De leur côté, les chauffeurs approchés justifient cette hausse des prix du transport par les embouteillages et le mauvais état des routes.
« Il est vrai que le carburant a été revu à la baisse. Mais nous passons des heures à la station-service pour nous en approvisionner. Et c’est le temps qui passe. Il y a aussi le problème des embouteillages à Kinshasa. Nous mettons des heures et des heures pour arriver à la Gare centrale. Nous sommes tout le temps bloqués à Delvaux, Nguma, Kitambo et Colonel Mondjiba. À cela s’ajoutent les impraticabilités des routes. Nos patrons attendent le versement ; regardez les avenues Kabinda, 24 Novembre, Itaga, Buadi et tant d’autres qui sont délabrées. Les pièces de rechange sont endommagées à tout moment. Voilà pourquoi nous maintenons les anciens prix de la course. Si l’État réhabilite les routes et parvient à mettre fin aux embouteillages, nous allons rabaisser le prix », a indiqué Marc Tambwe.
Face à cette situation, l’État doit s’imposer pour faire respecter l’autorité de l’État afin que la population vaque librement à ses occupations avec un coût de transport réduit.
Il convient de rappeler que le prix du carburant à la pompe a été revu à la baisse dans la zone Ouest qui comprend la capitale Kinshasa, le jeudi 3 octobre dernier. Cependant, 1 litre d’essence est passé de 3 340 FC à 2 990,49 FC, soit une baisse de 13 %. Et le gasoil, de 3 435 FC à 2 979,73 FC, soit une réduction de 13 % aussi. Cela, à travers un arrêté du vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, signé le mercredi 02 octobre, portant baisse des prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national.
Ance Tony
