La gestion de la province du Kongo central par les nouveaux locataires de l’immeuble situé dans la ville-basse de Matadi, est dans la bouche de plusieurs habitants de cette ville rocailleuse.
Pourtant, il n y a pas longtemps que le nouveau gouverneur Grâce Bilolo a remplacé celui qui fut son titulaire, Guy Bandu Ndungidi, sorti par la petite porte, pour avoir été accusé d’avoir abusé des finances provinciales.
Or, il y a quelques temps, depuis que le nouveau gouverneur Grâce Bilolo a été investi par l’ordonnance du Chef de l’Etat et a présenté son gouvernement provincial à l’assemblée provinciale, pour démarrer la gestion du Kongo central par un conseil des ministres. Parmi les premiers constats faits par la population du Kongo central, plusieurs territoires ne se retrouvent pas au sein du gouvernement provincial, le gouverneur Grâce Bilolo ayant priorisé les exigences de son parti politique, afin de bien contrôler la gestion des finances.
Dans les rouages de son cabinet, des indiscrétions renseignent le gouverneur Grâce Bilolo aurait placé des recommandés de son parti politique, de députés provinciaux et de ses petits amis venus du Mayumbe, lesquels ne parlent que dans la langue du coin.
C’est ce qui fait qu’après avoir démarré une tournée provinciale, le douzième jour du mois d’octobre par le secteur de Kasi/Wombo, il aurait essuyé un échec cuisant par manque d’organisation et pour s’être fait accompagner par un groupe d’amis qui n’ont pas d’assisses au sein de la population. Qu’à cela ne tienne, la population du Kongo central attend voir le gouverneur Grâce Bilolo démarrer son programme d’actions. Malheureusement, le problème crucial qui l’ attend et qui aurait précipité le départ de son prédécesseur Guy Bandu pourtant connu du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi et des hautes institutions du pays, c’est celui ayant trait au payement des arriérés de salaire et des frais de sortie de plusieurs cadres et agents opprimés qui s’étaient sacrifiés et avaient accompagnés et encouragés le travail abattu par le regretté gouverneur Jacques Mbadu Nsitu, lequel s’était également illustré à doter la province d’un immeuble de très haute facture abritant aujourd’hui les services du gouvernorat du Kongo central et l’avancée des travaux du stade Lumumba à Matadi.
Curieusement, depuis la disparition brutale de feu gouverneur Jacques Mbadu, tous ceux qui l’ont remplacé ont toujours opposé un refus catégorique pour payer les arriérés de ses anciens collaborateurs composés de leurs différentes de prestation. Du fameux Déo Nkusu en passant par Guy Bandu, personne n’a respecté le principe de la continuité des affaires de l’Etat, selon laquelle, « Les hommes, mais les institutions restent).
Aujourd’hui la majeure population de la province chère au Prophète Simon Kimbangu, regrette le fait que le jeune Grâce Bilolo veut retomber dans les mêmes erreurs du passé que ses prédécesseurs, en restant indifférent au dossier des anciens prestataires du gouvernorat, dont la plupart sont en train de mourir et piquer des crises de tension à cause de la précarité de la vie.
Se sentant abandonnés à leur triste sort et ne sachant plus à quel saint se vouer, ces cadres et agents concernés par le non payement de leurs indemnités de sortie et autres primes de collaboration, sollicitent la prise de conscience du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, lequel était déjà saisi à travers la province, lors de sa campagne électorale de 2023, au cours de laquelle il défendait l’Etat de droit. « A travers la presse, nous qui sommes devenus des opprimés et nos familles au Kongo central, espérons que notre voix sera entendue par le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Constant Mutamba, lequel a le pouvoir de rappeler aux institutions de son ressort, notamment par le Parquet général, de se saisir de ce dossier, surtout que nous passons des moments tortueux depuis plus de cinq ans durant, par la mauvaise volonté de ne pas venir au secours des ayant-droits en danger », a lancé un octogénaire ayant travaillé avec feu le gouverneur Jacques Mbadu. Il invite le jeune gouverneur Grâce Bilolo sur qui reposait tous les espoirs des opprimés, de prendre ce dossier entre ses mains.
« Nous espérons en outre, que l’engagement d’un nouvel administrateur darks cabinet afin de lutter pour le payement de ces cadres et agents qui ont durement travaillé pour le bien de la province, pourra apporter des solutions à ce dossier qui n’a que trop duré », a encore ajouté cette victime de l’injustice, invitant le nouvel administrateur à créer des ponts et passerelles entre le gouverneur Bilolo et les anciens collaborateurs du gouvernorat, au lieu de s’ériger en obstacle.
J.B
