La tentative de la révision constitutionnelle abordée au sein du parti au pouvoir l’UDPS, continue de défrayer la chronique.
Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de notre journal, le MPCR (Mouvement du peuple congolais pour la République) de l’opposant Jean-Claude Vuemba Luzamba, pense que le pouvoir en place vient d’étaler au grand jour son agenda caché, lequel contient » le complot ourdi contre la République depuis belle lurette, celui de flouer le peuple Congolais qui a cru à la démocratie dont l’une des règles fondamentales n’est autre que, « le respect strict de la Constitution dans toutes ses dispositions » « .
» En effet, lors des dernières publications fallacieuses et incendiaires du Secrétaire Général de l’UDPS, Monsieur Augustin Kabuya et tant d’autres acteurs politiques, quelle n’a pas été la désolation et la déception de toute la population congolaise d’apprendre qu’il a été proposé la révision de la Constitution en République Démocratique du Congo. Après avoir bénéficié des fonctions à l’aide de l’actuelle Constitution, aujourd’hui ils se métamorphosent en conspirateurs de la République pour se donner le luxe d’accuser cette même constitution qui a fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui, quelle aberration ? « , s’indigne le MPCR dans son communiqué.
Et d’ajouter : » Quand les politiques congolais se comportent en assassins de la démocratie en incitant la République dans la violation intentionnelle de l’article 219 de la Constitution, qui stipule que : « Aucune révision ne peut intervenir pendant l’état de guerre, l’état d’urgence ou l’état de siège ni pendant l’intérim à la présidence de la République ni lorsque l’Assemblée nationale et le Sénat se trouvent empêchés de se réunir librement » « .
Non au coup d’État constitutionnel
Pour le MPCR, » Faire cautionner le peuple congolais une telle mésaventure visant à s’accaparer du pouvoir par la voie antidémocratique à (…), est un coup d’Etat constitutionnel et un acte d’insalubrité politique que nous qualifions « d’assassinat de la démocratie » en République Démocratique du Congo « .
Au MPCR, on estime que le pouvoir n’a pas été en mesure de répondre tant soit peu aux attentes de la population après 6 années de mauvaise gouvernance (…).
» Il est de notoriété de tous que, ce n’est pas la révision constitutionnelle qui va mettre fin aux détournements massifs, aux violations répétées des droits de l’homme, à la guerre qui sévit à l’Est, à l’insécurité généralisée qui bat son plein dans toute l’étendue du territoire national avec le phénomène kuluna que tout le monde déplore, à l’inégalité sociale dont le peuple est victime et à la mauvaise gouvernance qui ont élu domicile dans le système du gouvernement congolais et qui bloquent totalement l’avancement de la République « , affirme le MPCR dans son communiqué.
Et d’ajouter : » Ce projet machiavélique contribuera au recul de notre jeune démocratie acquise au prix de sang de plus de douze millions des Congolais. N’assassinez pas, n’assassinez pas notre jeune démocratie… La RDC, héritage du peuple congolais, n’est pas à vendre. Epargnez notre peuple déjà meurtri du péril démocratique et du bain de sang, avec toutes les conséquences néfastes et incommensurables que personne ne pourra maitriser « , prévient la formation politique de JC Vuemba.
Au finish, le MPCR appelle la classe politique à revenir aux fondamentaux au cours de cette période des turbulences politiques et dénonce avec la dernière énergie cette arnaque, qui risque de bruler le pays pour des intérêts égoïstes d’un groupuscule d’individus qui travaille au détriment de tout un peuple. «
Voici ici l’occasion pour le peuple Congolais en sa qualité de souverain primaire d’exprimer haut et fort sa désapprobation face à cette tentative du Pouvoir en place de le chosifier « , recommande le MPCR, avant d’inviter la population à la vigilance : » Levons-nous comme un seul homme et disons non à cette dérive dictatoriale en barrant la route à toute révision de la constitution au cours de cette période cruciale « . Car pour le MPCR, » Si réellement cette initiative vise le bien-être du peuple Congolais, étant donné que le contexte actuel ne le permet pas, cette question ne pourra être débattue qu’après 2028 « .
J. B
