Lutte contre le changement climatique et la réduction des catastrophes: La femme diplomate appelée à la sensibilisation pour la protection de son environnement

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En rapport avec la célébration de la Journée Internationale des droits de la femme, les femmes de la Direction de l’inspection des Postes Diplomatiques et Consulaires du ministère des Affaires Etrangères, ont organisé, vendredi 25 mars 2023, une journée de sensibilisation sous la coordination de l’ambassadeur Kabongo Ngoy Joska , secrétaire Général a.i aux Affaires Etrangères sur le thème:  » l’apport de la femme diplomate dans la lutte contre le changement climatique et la réduction des catastrophes ». C’était au salon rouge du 1er niveau du bâtiment administratif du ministère. 

Dans son exposé sur : « l’apport de la femme diplomate dans la lutte contre le changement climatique et la réduction des catastrophes », Mme welo, chef de division zone Afrique centrale, Australe et Orientale   a donné la particularité de la femme diplomate. Cette particularité est de négocier tant avec les hommes qu’avec la nature , c’est -à- dure de sensibiliser son environnement contre l’utilisation de charbon, des bois de chauffés, etc. Elle doit participer à des activités pour la protection du climat ou devenir membre d’une organisation qui soutient ses actions; d’avoir la facilité à accéder aux discussions internationales sur le climat; être un pont pour la sensibilisation du Gouvernement dans le domaine de l’environnement; préconiser la participation équilibrée entre les hommes et les femmes et s’engager à intégrer les perspectives sexospecifiques dans l’élaboration des politiques sur le changement climatique. A cela s’ajoute la facilité d’être en contact avec les institutions nationales et internationales. Elle peut faire un lobbying avec la femme parlementaire pour ratifier les traités internationaux sur l’environnement; faciliter le renforcement des capacités, partager les connaissances et les stratégies à l’adaptation aux changements environnementaux et cas des catastrophes naturelles aux autres femmes. 

A en croire Mme welo, plusieurs  solutions sont valables  aux changements climatiques et à la réduction des catastrophes. En effet, lors de la 12 ème conférence diplomatique, Mme la Vice -Premirr ministre, ministre de l’Environnement a démontré que la République Démocratique du Congo est le pays solution face aux enjeux du changement climatique parc ses ressources naturelles. La RDC possède 60% des forêts du bassin du Congo; 80% des réserves mondiales de cobalt, de lithium, de coltan, de cuivre, etc; 52% des réserves d’eau douce de l’Afrique et 10 % de celle du monde ; d’immense espaces pour la reforestation, l’agriculture et l’élevage.  « Au regard de tous ces atouts  que posse la RDC, nous entant que diplomate, nous proposons de réfléchir sur la mise en place d’une plate-forme de collaboration de mise en commun de commercialisation et d’échange de crédits carbone et sur les voies et moyens compensatoires des états pollueurs », a-t-elle conclu.

Parlant du rôle de la femme diplomatique, Mme Betty Kabaki, chef de division à la direction juridique et contentieux a expliqué que le rôle que joue la femme diplomate n’est pas différent de l’homme diplomate. Malheureusement la diplomatie est presque masculine où ce qu’apporte la femme n’est pas assez significatif. Elle n’a pas hésité de parler des discriminations que subissent les femmes diplomates par rapports  aux postes de responsabilité ainsi que des stéréotypes collés à cette femme. Elle a saisi cette occasion pour inviter la hiérarchie à attirer plus d’attention à sa direction pour promouvoir les femmes compétentes, capables d’apporter le changement. Une manière pour elle, d’inviter les femmes diplomates à travailler d’arrache-pied et à poursuivre la lutte dans la méritocratie. « Car un travail bien fait vend son image auprès des autorités », a insisté Mme Betty.

Mme Belfie, point focal/genre Affaires Étrangères a appelé les femmes diplomates à l’amour du travail pour gagner ce qu’elles méritent.  

Présentation de la Direction de l’Inspection des Postes Diplomatiques et Consulaires

Présentant la Direction de l’Inspection des Postes Diplomatiques et Consulaires,  la cheffe de bureau Afrique du Nord et de l’Ouest a révélé que c’est purement technique.  Elle regroupe en son sein des spécialistes en matière de gestion financière et de la tenue de comptabilité des Mission Diplomatiques et Postes Consulaires. 

Elle est dirigée par un Directeur-Chef de service qui est inspecteur général, en l’occurrence l’ambassadeur Augustin Wanga Mubu et assisté des inspecteurs, des contrôleurs et des vérificateurs comptables. 

Cette Direction a, par ailleurs, plusieurs attributions principales d’assurer les suivis et le contrôle de la gestion administrative diplomatique et financière ainsi que la gestion du patrimoine immobilier et mobilier des ambassadeurs et consulats généraux. Elle a notamment pour tâche, de rassembler sous forme d’analyse et note diverses, les éléments d’information destinés à la hiérarchie sur la gestion des ambassades pour des éventuelles instructions et sanctions, le cas échéant. 

A ce jour, a indiqué la Cheffe de bureau, la direction compte 95 agents dont 20 femmes , repartie dans les quatre divisions organisées en zone géographique. Au niveau de postes de commandement, 4 divisions dont deux sont dirigées par les femmes et deux autres femmes occupent le poste de chef de bureau sur les 8 que compte la direction. Bref, sur les 12 postes de commandement, 4 postes sont dirigés par les femmes, soit un total de 33,3%. 

Bibiche Mungungu

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