En vue d’arrêter la chaîne de contamination du Monkeypox: La Fao lance un atelier de formation des techniciens des laboratoires vétérinaires

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L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ( FAO) avec l’appui financier de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (Usaid), organise du 30 janvier au 04 février 2023 au Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa, un atelier de formation des techniciens des laboratoires vétérinaires sur la détection de la variole du singe ou Monkeypox.


L’objectif principal de cet atelier est de renforcer les capacités des techniciens des laboratoires vétérinaires de la RDC en technique de diagnostic de la variole du singe qui se focalise sur le test de la technique d’Elisa, la PCR conventionnelle et la PCR en temps réels.


Cette formation de haute qualité vise trois objectifs principaux entre autres, prévenir les épidémies évitables, détecter précocement les menaces et répondre très rapidement et efficacement aux menaces.
Mise en œuvre par le Centre d’urgence des Maladies Animales Transfrontalières (ECTAD) de la Fao, ce programme comporte 5 (Cinq) grands paquets d’actions, notamment les maladies zoonotiques ; la biosécurité et la biosureté ; le système national de laboratoire ; le renforcement des capacités des ressources humaines et la résistance aux antimicrobiens (RAM).
Il vise également à lutter plus efficacement contre les maladies Zoonotiques prioritaire à savoir la grippe Aviaire, la maladie à virus Ebola, la rage, les salmonelloses et la variole de singe.
Ces assises permettront de former 10 techniciens, notamment 6 techniciens du laboratoire vétérinaire central de Kinshasa, 2 de Laboratoire de Lubumbashi et 2 de Laboratoire de Goma.
Noter que la variole du singe appelé aussi le Monkeypox, est une maladie caussée par le virus Monkeypox, et caractérisé par la fièvre, les éruptions vésiculo-pustuleuses, les adénites, les douleurs dans la gorge, des ulcérations buccales, la rougeur des yeux, les vomissements, la toux et la diarrhée.


Il s’agit de la plus grande épidémie de Monkeypox jamais observée en dehors du continent africain.
Au total, 6027 cas ont été confirmés dans 79 pays à travers le monde, essentiellement en Europe. En RDC, sa première description chez l’homme remonte vers 1970 dans la localité de Basankusu.


Cette maladie est endémique en RDC et rapporte près de 80%, de cas dans le monde. Et depuis 2022, la RDC avec 21 de ses 26 provinces sont touchées avec plus de 2200 cas notifiés par les provinces de Sankuru, Tshopo, Maniema et Tshuapa.


La propagation du Monkeypox peut se produire lorsqu’une personne entre en contact étroit avec un animal, un humain ou des matériels contaminés par le virus. Et sa période d’incubation est généralement de 6 à 13 jours, mais peut aller jusqu’à 21 jours.


 » …. La formation d’aujourd’hui consiste à donner des outils à tous ces techniciens qui travaillent au niveau du laboratoire, qui veillent au quotidien aux analyses de toutes ces échantillons, afin que la population ne puisse pas être exposée elle-même, en contractant les maladies, mais également pour qu’elle ne puisse pas polluer l’environnement à travers les déchets qu’elle est en train de générer à travers les analyses qui se font au niveau des laboratoires … », a prévenu Dr. Daudet Byakya, Point focal Biosécurité et Biosûreté au Laboratoire Vétérinaire central de Kinshasa.

José Wakadila et Science Kinkobo

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