Initialement prévu pour le vendredi 12 septembre 2025, à la Haute Cour militaire (HCM), le prononcé du verdict opposant le ministère public au prévenu Joseph Kabila Kabange, ancien président de la RDC jugé par contumace, a été reporté sine die, à la demande de la partie civile. Les débats et l’audition de nouveaux témoins rouvriront donc ce 19 septembre à Kinshasa.
En effet, les avocats de la République ont sollicité cette réouverture afin de présenter des témoins supplémentaires à charge et permettre leurs auditions dans le but de réévaluer le pillage commis dans la partie Est de la RDC, d’éclaircir les modalités de financement d’un groupe armé et d’autres allégations.
Dans cette même optique, ils ont également revu à la hausse la demande de dommages et intérêts, la portant à 30 milliards de dollars américains.
Par ailleurs, dans son réquisitoire, le ministère public avait requis la peine de mort contre le prévenu Joseph Kabila, « fermier de Kingakati », poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment la participation à un mouvement insurrectionnel, les crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité liés à une prétendue complicité avec l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda, l’homicide intentionnel par balles, la trahison, l’apologie, le viol, la torture, la déportation, ainsi que l’occupation par la force de la ville de Goma.
Il convient de rappeler que, dans sa récente réaction, l’ancien chef de l’État et sénateur à vie, qui a dirigé la RDC pendant 18 ans (24 janvier 2001 – 24 janvier 2019), avait qualifié ces accusations de « farfelues », dénonçant « un faux procès » marqué par l’absence d’éléments probants.
Ance Tony
