Réunis à Addis-Abeba (Ethiopie), la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ( Hcr) ont jeudi 24 juillet 2025 signé un communiqué conjoint posant les bases du rapatriement volontaire des réfugiés.
Cette rencontre tripartite dans la capitale éthiopienne qui a duré deux jours, avait réuni des experts des trois délégations et s’inscrit dans la dynamique de réchauffement diplomatique entre la Rdc et le Rwanda.
Cet accord entre ces deux pays en conflits ainsi que le Hcr fait sans conteste suite à deux avancées majeures : d’une part, l’accord de paix signé à Washington entre les Rdc et le Rwanda et d’autre part, la déclaration de principes conclue récemment à Doha entre Kinshasa et les rebelles du M23-AFC.
L’objectif de cet engagement trilatéral est de créer les conditions nécessaires pour un retour sécurisé et volontaire des réfugiés dans leur pays d’origine. Un communiqué du ministère congolais de l’Intérieur, publié sur X, souligne que cet accord vise à instaurer un climat de confiance propice à une réintégration digne et durable.
En outre, d’autres recommandations phares sont notamment : l’accélération du rapatriement volontaire de 600 réfugiés rwandais actuellement au centre de transit de Goma.
Le document insiste également sur la nécessité de vérifier rigoureusement l’identité et la nationalité des réfugiés souhaitant rentrer, en étroite collaboration avec le HCR.
A Addis-Abeba, le vice premier ministre congolais de l’Intérieur, et sécurité, Jacquemin Shabani, a signé le document au nom de la République Démocratique du Congo, au moment où le Rwanda était représenté par son ambassadeur en Éthiopie, le général Charles Karamba.
Depuis près de trois décennies le Rwanda et la République Démocratique du Congo entretiennent des relations empreintes d’hostilités qui auraient atteint leurs point culminant en cette année 2025.
Sous la médiation américaine, les deux pays voisins et membres du cpgl avaient signé le 27 juin à Washington DC un accord de paix alors les deux chefs de ces deux pays seraient attendus dans la capitale fédérale américaine autour de leur homologue américain Donald Trump.
Philippe Dephill Lipo
