A travers un communiqué rendu public le dimanche dernier, la coalition politique LAMUKA a réagi à la signature de l’accord de principes entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle AFC-M23 à Doha, le samedi 19 juillet.
Pour LAMUKA, pour qu’un accord de paix soit véritablement durable et inclusif, certaines conditions doivent impérativement être respectées.
Parmi elles, la mise en œuvre stricte de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exige le retrait immédiat du M23 de toutes les zones occupées, y compris des grandes villes comme Goma et Bukavu, ainsi que le démantèlement des administrations parallèles.
La coalition insiste également sur le retrait sans conditions des troupes étrangères, notamment rwandaises, présentes sur le sol congolais.
Par ailleurs, LAMUKA exige la justice pour les crimes commis à l’Est de la RDC.
A l’en croire, la vérité, la réparation et la réconciliation sont des préalables à une paix durable.
Enfin, LAMUKA rappelle que l’unité nationale ne pourra se construire sans un véritable dialogue inclusif, réunissant toutes les forces vives du pays. Elle soutient l’idée d’un dialogue national sous la médiation conjointe de la CENCO et de l’ECC, avec le soutien de l’Union Africaine.
Rappelons que le gouvernement de la République Démocratique du Congo et les représentants du mouvement rebelle M23 ont signé une Déclaration de principes censée ouvrir la voie à un accord de paix global pour l’Est du pays.
Facilitée par l’État du Qatar, cette déclaration marque l’engagement des deux parties à tourner la page d’un conflit meurtrier. Elle prévoit notamment un cessez-le-feu permanent, l’arrêt des hostilités militaires, des sabotages et de la propagande haineuse. Un mécanisme conjoint de vérification doit être mis en place pour garantir le respect des engagements pris, tandis que les signataires se promettent de s’abstenir de tout acte ou discours pouvant nuire au processus de paix.
Eldad Bwetu
