La salle de la Femme de la Représentation de la FAO à Kinshasa a servi de cadre, ce jeudi 04 décembre 2025, à la tenue de la réunion de prise de contact avec les acteurs ainsi qu’au lancement des activités en RDC du « Projet d’appui à l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles (forestières, fauniques, halieutiques) pour leur contribution durable aux économies de la RDC, du Cameroun et du Gabon ».
Cette activité a été présidée par M. Judicaël PAZOU Azehoun, Chargé des Opérations au sein de la FAO/RDC.
Quid du contexte ?
En effet, les pays du Bassin du Congo disposent d’importantes quantités de ressources naturelles renouvelables, notamment les ressources forestières, fauniques et halieutiques.

Pour la gestion de ces ressources, les pays d’Afrique centrale ont mis en place des cadres politiques et juridiques, ainsi que des institutions et services spécialisés, avec l’appui des partenaires.
Mais malgré ces différents efforts et les appuis reçus, la durabilité des ressources naturelles renouvelables des pays ci-haut cités reste un défi majeur, car les contributions de ces ressources naturelles aux économies nationales et à la sécurité alimentaire restent faibles.
D’où l’importance de revisiter le système de gouvernance de ces ressources naturelles, pour la simple raison que la gouvernance efficace des ressources forestières, fauniques et halieutiques est un enjeu stratégique non seulement pour les économies de la sous-région, mais aussi pour leur résilience écologique, leur sécurité alimentaire et leur contribution au développement durable.

Pour répondre à ces lacunes, la FAO a développé le projet pilote intitulé « Appui à l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles (ressources forestières, fauniques, halieutiques) pour leur contribution durable aux économies de la RDC, du Cameroun et du Gabon ».
L’impact du projet est que la gouvernance des ressources forestières, fauniques et des pêches, garante de leur contribution durable aux bénéfices économiques et sociaux des pays, soit renforcée.
C’est dans le cadre de la mise en œuvre des activités dudit projet que la FAO/RDC a organisé cette réunion de prise de contact avec les acteurs identifiés, œuvrant en RDC dans les trois domaines mentionnés.
Cette activité vise principalement à réunir tous les acteurs identifiés afin de les informer sur les activités du projet et de susciter le fondement d’un dialogue permanent entre toutes les parties prenantes.
Il a également été question de sensibiliser tous les acteurs sur leur participation au projet « Appui à l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles (ressources forestières, fauniques, halieutiques) pour leur contribution durable aux économies de la RDC, du Cameroun et du Gabon », afin que les capacités techniques et institutionnelles des ministères des Forêts, de la Faune et des Pêches à assurer une bonne gouvernance des ressources forestières, fauniques et halieutiques dans ces trois pays soient renforcées et effectives.

De manière spécifique, cette rencontre a permis de présenter :
- les objectifs du projet ;
- les résultats attendus ;
- l’approche méthodologique proposée ;
- le chronogramme.
Dans son mot d’ouverture, M. Judicaël PAZOU Azehoun, Chargé des Opérations, au nom du Représentant adjoint de la FAO en RDC, a affirmé que le chemin à parcourir pour atteindre cette amélioration de la gouvernance ne peut se faire sans les différents acteurs concernés.
« C’est la raison pour laquelle la FAO, qui fait confiance à votre expertise, vous a identifiés et invités à participer à cette réunion de prise de contact, qui coïncide avec le lancement dudit projet », a-t-il dit, avant de poursuivre :
« En contribuant à l’atteinte des objectifs de ce projet, vous contribuerez à la bonne gouvernance de nos ressources, non seulement pour les générations actuelles mais aussi pour les générations futures. »
À en croire Judicaël PAZOU, cette rencontre devait permettre à tous les acteurs concernés d’obtenir toutes les informations sur le projet, afin que tous aient un même niveau de compréhension, notamment sur les objectifs, les activités, leur mise en œuvre et leur impact auprès des communautés bénéficiaires.
Il a également invité les participants à plus d’abnégation, à déployer le meilleur d’eux-mêmes en contribuant, lors des échanges, par des propositions concrètes et des recommandations pertinentes qui permettront l’atteinte des résultats escomptés.
« Cela va prouver à suffisance la raison pour laquelle la FAO a choisi la RDC parmi les trois pays pilotes ciblés », a-t-il ajouté, avant de remercier le gouvernement congolais, à travers les ministères sectoriels de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, ainsi que celui de la Pêche et de l’Élevage, pour leur implication et surtout pour leur accompagnement, sans lesquels l’activité du jour ne se serait pas réalisée.
Il a également réitéré la détermination de la FAO à accompagner le gouvernement congolais dans ce processus d’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles, afin qu’elles puissent jouer le rôle attendu dans l’économie et contribuer à l’amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance des millions de personnes congolaises qui en dépendent.
À l’issue de ladite réunion, les acteurs se sont imprégnés de l’essentiel des informations relatives au projet.
Il est à noter que la réunion a été meublée de communications suivies de discussions relatives au projet ainsi qu’à l’approche méthodologique.
Cette rencontre a réuni un échantillon de 50 acteurs œuvrant dans le domaine de la gouvernance des ressources forestières, fauniques et halieutiques, notamment :
- Acteurs étatiques ;
- Secteur privé ;
- Organisations régionales et internationales ;
- Organisations de la société civile ;
- Communautés locales (femmes et PA) ;
- Institutions et centres de recherche (scientifiques).
José Wakadila
