« Lorsque je dénonce parfois, avec des mots durs, l’indignité des conditions de vie dans lesquelles tant de nos compatriotes ont été contraints durant des années, ce n’est jamais pour les mépriser, et certainement pas nos vaillantes forces de défense et de sécurité, mais pour placer l’État face à ses responsabilités et rappeler l’urgence de leur rendre, en actes, la dignité qui leur est due », a déclaré mardi le président congolais, au lancement de la première édition des conférences annuelles des services publics de la République démocratique du Congo, qui a eu lieu mardi 16 décembre 2025 au Centre culturel de l’Afrique, à Kinshasa.
Ses propos polémiques sur l’armée, tenus lors de la rencontre avec la jeunesse, continuent d’être diversement interprétés dans un contexte sécuritaire crucial, marqué par l’agression rwandaise à l’Est du pays. Ses détracteurs en dénaturent complètement le sens de l’expression française employée par le chef de l’État pour lui faire porter tous les péchés d’Israël.
Devant la jeunesse réunie dans la salle du gymnase du stade Tata Raphaël, dans la commune de Kalamu à Kinshasa, Félix-Antoine Tshisekedi avait affirmé : « J’ai trouvé une armée… pardonnez-moi l’expression… des clochards. » Et de souligner : « J’avais une admiration sans faille pour nos militaires, en particulier les militaires du rang, car ces hommes étaient envoyés au combat sans rations, sans solde, sans munitions, sans encadrement, et on leur demandait pourtant de faire des miracles. Et il leur est arrivé, malgré tout, d’en accomplir. »
« Voilà pourquoi, dès mon arrivée, je me suis attaqué en priorité à leur situation sociale. J’ai cherché à améliorer autant que possible leurs conditions de vie, et je sais qu’il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine, en mettant à l’abri, dans la mesure du possible, leurs enfants, leurs épouses, bref, leurs familles. L’objectif était clair : leur permettre de se consacrer pleinement à leur mission essentielle, celle de la défense de la patrie. »
Philippe Dephill Lipo
