La plénière de l’Assemblée nationale a déclaré recevable, le lundi 10 novembre 2025, le rapport général de la Cour des comptes portant sur le contrôle de l’exécution de la loi des finances 2024. Le document, présenté par le Premier président de la Cour, Jimmy Munganga Ngbaka, a été renvoyé à la Commission économique et financière pour un examen approfondi.
Présidée par l’Honorable Isaac JC Tshilumbayi, président intérimaire de la Chambre basse, la séance a permis à la Cour des comptes d’exposer les grandes lignes de son analyse sur la gestion budgétaire de l’État au cours de l’exercice 2024. Le rapport indique un accroissement notable de 8,4 % du budget rectificatif, ainsi qu’un déficit global de plus de 1 122 milliards de francs congolais.

Selon le rapport, la loi des finances initiale n°23/056 du 10 décembre 2023, qui prévoyait un budget équilibré à 40 986,03 milliards de CDF, a été révisée à la hausse par la loi rectificative n°24/009 du 20 décembre 2024, portant le budget à 44 410,1 milliards de CDF. Cette révision traduit une augmentation de 3 424,07 milliards de CDF, soit 8,4 %. Comparé à l’exercice 2023 (32 456,78 milliards de CDF), le budget 2024 affiche une progression globale de 36,83 %.
Ce document présenté s’articule autour de sept points essentiels, notamment : la rectification de la loi de finances initiale, l’exécution des politiques publiques prioritaires, l’expérimentation des budgets-programmes, la performance budgétaire, la fiabilité des données financières et la reddition des comptes.

À l’issue de son audit, la Cour des comptes a arrêté le solde global du budget du pouvoir central à un déficit de 1 122,2 milliards de CDF, réparti entre :
- un déficit du budget général de 1 534,9 milliards de CDF ;
- un excédent des budgets annexes de 78,2 milliards de CDF ;
- et un excédent des comptes spéciaux de 334,5 milliards de CDF.
Face à ces constats, la Cour invite le gouvernement à procéder à des ajustements dans le projet de loi portant reddition des comptes 2024, afin de respecter les prescriptions de la LOFIP et les normes comptables internationales.
Eldad B.
