On l’a compris, le Maroc veut absolument remporter la (sa) CAN 2025 et il est prêt à tout faire, même à poser des actes immoraux, pour que la coupe reste à la maison. Afin d’organiser la 35ᵉ édition, l’investissement, à la fois financier et politique, est colossal. Ainsi, pour arriver à la fin rêvée, tous les moyens semblent bons, y compris les plus mauvais. Et c’est le Sénégal, adversaire du pays hôte en finale, qui en fait les frais face à une consternante impunité.
Le Sénégal, qui animera sa 3ᵉ finale sur les quatre dernières éditions de la CAN, reste un adversaire redoutable et une menace réelle pour le sacre « promis » aux Marocains. Et ce qui survient avant la finale, qui se tiendra ce dimanche (20h00) au stade Prince Moulay Abdellah (Rabat) entre le Sénégal et le Maroc, en est la preuve formelle.
Le silence complaisant de la CAF et de la FIFA
Problèmes d’hébergement, de transport, de sécurité, de terrain d’entraînement ainsi que de billetterie : tout y passe et tout est expressément défaillant. Cela a poussé la Fédération sénégalaise de football (FSF) à publier un communiqué vendredi pour dénoncer ces pratiques indignes de l’hospitalité et de la sportivité. Pour la FSF, tout cela présente « des risques incompatibles avec les standards d’une compétition de cette envergure et le standing d’une finale continentale ».
L’attitude du pays organisateur est déplorable. C’est là une nouvelle preuve que l’impunité règne au pays de Mohammed VI. Sinon, comment justifier ces dysfonctionnements délibérés ? Des agissements qui visent à déconcentrer les camarades de Sadio Mané à quelques heures d’un rendez-vous capital qui marquera le clou du spectacle. Pendant ce temps-là, ni la CAF ni la FIFA n’ont — ne serait-ce que — fait semblant de hausser le ton pour fixer des limites à Fouzi Lekjaâ et à sa machine de « tricherie », en marche depuis le début de cette compétition. Peut-être que les Lions de l’Atlas seront champions. Mais ce sera au prix de la magouille et de la fourberie.
(Avec La Gazette du Fennec)
