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Circulation routière pénible à Kinshasa : Le transport en commun perturbé

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Tâche difficile pour les agents et fonctionnaires de l’État, ainsi que pour ceux du secteur privé ; situation pénible pour les élèves et étudiants voulant rejoindre leurs lieux d’études ; ennuis et casse-tête pour des anonymes qui, pour se déplacer d’un lieu à un autre, empruntent un moyen de transport en commun. À Kinshasa, il y a peu de circulation routière, pas tellement d’embouteillages monstrueux comme c’est souvent le cas tous les premiers jours de la semaine… Les arrêts publics et autres lieux de stationnement de bus sont inondés de Kinoises et de Kinois qui y passent beaucoup de temps avant de réussir, par hasard et après avoir exercé une certaine violence, à s’engouffrer pour se retrouver à l’intérieur d’un bus 207, Esprit de Vie ou encore d’un taxi.

Pour cause : redoutant le contrôle musclé annoncé par l’Hôtel de Ville le week-end dernier, un grand nombre de bus, taxis-bus et taxis ont été immobilisés par leurs propriétaires, rendant ainsi le trafic routier difficile dans la ville de Kinshasa, où les gens recourent à différents moyens de locomotion pour sillonner les quatre coins de la ville gérée par Daniel Bumba Lubaki.

Le gouverneur de Kinshasa, puisque c’est de lui qu’il s’agit, tient sans doute, moyennant ses nouvelles mesures en la matière, à assainir le secteur du transport routier dans la capitale du pays, où plusieurs véhicules circuleraient sans être en règle avec la loi en la matière.

De plus en plus, les hommes, femmes et enfants habitant l’ex-Léopoldville s’étonnent de voir Kinshasa être peuplée d’engins roulants de toutes sortes et de toutes marques. Dans une mégalopole de plus de dix millions d’habitants, qui souffre atrocement du manque d’artères pour faciliter la fluidité du trafic, des véhicules — même ceux qui ne peuvent plus circuler dans certains pays voisins de la RDC — créent inutilement des situations d’embouteillages monstrueux à certaines heures de pointe.

Pour faire respecter la loi, 3 000 agents issus notamment de la Police nationale congolaise (PNC), de la Division urbaine des transports, de la Brigade spéciale de protection de l’environnement, ainsi que de la Régie des fourrières et du contrôle du permis de conduire, du contrôle technique et de la vignette, sont très visibles à travers la ville de Kinshasa.

Par manque de transport, plusieurs risquent de ne pas effectuer leurs déplacements journaliers. En effet, le transporteur étatique (Transco) ne dispose pas d’engins suffisants pouvant faciliter la mobilité des anonymes. Cette situation semble bénéfique pour certains conducteurs de motos, qui enflent délibérément les prix de leurs services…

À suivre…

Philippe Dephill Lipo


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