À l’appel des États-Unis d’Amérique, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni le vendredi 22 août 2025 à New York (USA) pour examiner la situation sécuritaire à l’est de la République démocratique du Congo.
Une énième réunion d’urgence qui intervient pour permettre aux membres de cette haute instance onusienne d’examiner les atrocités commises contre les civils, y compris par l’AFC/M23, dans les territoires contrôlés par la rébellion.
Selon les spécialistes de la diplomatie, cette rencontre s’appuierait sur la résolution 2773 du Conseil de sécurité, qui rappelle aux parties concernées leurs obligations, avant de passer à la phase des sanctions ciblées et sévères.
Il convient également de souligner que la position américaine, qui vise la fin des hostilités dans l’est de la RDC, traduit à la fois la préoccupation pour leurs intérêts économiques et leur engagement à mettre fin à la crise, en raison de leur prééminence au sein du Conseil de sécurité.
Les USA appellent donc le Rwanda à retirer immédiatement ses troupes du territoire congolais, tout en exhortant la RDC à honorer, à son tour, les engagements pris dans l’accord de paix signé à Washington.
En effet, Washington a par ailleurs condamné les atrocités qui se poursuivent dans l’est du pays, marquées par les affrontements entre l’AFC/M23 et les FARDC. Les États-Unis encouragent les différentes parties à intensifier les efforts de dialogue en cours à Doha, en vue d’un règlement pacifique et durable du conflit.
Pour sa part, la France appelle toutes les parties à respecter pleinement leurs engagements, c’est-à-dire : le retrait de toutes les forces pour le Rwanda, la neutralisation des FDLR pour la RDC, la promotion d’un dialogue interne et la coordination des initiatives de paix.
Bien avant cette réunion, Martha Ama Akyaa Pobee, sous-secrétaire générale de l’ONU pour l’Afrique aux départements des affaires politiques et des opérations de paix (DPPA-DPO), avait dressé un tableau actualisé des violences, des déplacements massifs de populations et des conséquences humanitaires de ce conflit qui ne cesse de s’aggraver.
Cette réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies intervient alors que les espoirs suscités par les récentes discussions de paix, qui avaient eu lieu dans la capitale qatarienne, Doha, au mois de juillet dernier, marquent le pas sur le terrain.
Les affrontements sanglants entre la RDC et la rébellion continuent de faire rage, plongeant la population civile inoffensive dans une situation de grande vulnérabilité.
Philippe Dephill Lipo
