Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, fait face à une vague de criminalité sans précédent, plongeant ses habitants dans une peur constante. Dans plusieurs quartiers de la ville, les citoyens dénoncent l’inaction des autorités face à la montée inquiétante des actes de banditisme, perpétrés en toute impunité par des hommes armés et les tristement célèbres Kuluna.
Dans la nuit du mercredi 27 août, un événement choquant a bouleversé la commune de Mont Ngafula. Près de 70 habitations ont été dévalisées dans le quartier Matadi Mayo, selon plusieurs témoins. Les malfaiteurs, lourdement armés, ont opéré toute la nuit sans être inquiétés, laissant les habitants désemparés face à cette violence gratuite. Aucune présence policière n’a été signalée, alors même que l’opération criminelle a duré plusieurs heures.
Cette situation dramatique n’est malheureusement pas un cas isolé. Le lundi 25 août dernier, un homme a été froidement abattu dans le quartier Masanga-Mbila, toujours dans la commune de Mont Ngafula. Ce dernier aurait tenté de résister à un braquage de boutique en lançant des projectiles aux assaillants venus à moto. Les braqueurs n’ont pas hésité à lui ôter la vie sous les yeux des riverains, impuissants.
De son côté, le bourgmestre de la commune, Séverin Malamba, a confirmé les faits, soulignant la gravité de l’insécurité dans la zone.
Outre les braquages à main armée, la population kinoise reste également sous la menace permanente des Kuluna, ces groupes criminels composés de jeunes désœuvrés qui sévissent dans les rues de la capitale depuis plusieurs années. Armés de machettes et d’objets contondants, ces délinquants multiplient les agressions, les vols et les actes d’intimidation, particulièrement à la tombée de la nuit.
Malgré les multiples opérations policières annoncées dans le passé pour éradiquer ce phénomène, les Kuluna continuent de dicter leur loi dans de nombreux quartiers, sans véritable réponse des autorités. Les habitants sont contraints de modifier leurs habitudes, évitant de circuler tard ou de porter des objets de valeur, de peur d’être pris pour cible.
La recrudescence de ces actes criminels révèle un profond malaise au sein du système de sécurité à Kinshasa. Les autorités locales semblent dépassées ou indifférentes à la souffrance des populations. Aucune stratégie claire ni efficace ne semble mise en place pour endiguer cette spirale de violence.
Par ailleurs, les habitants appellent à une réaction urgente du Vice-Premier ministre de l’Intérieur ainsi que du commandant de la police de la ville de Kinshasa. Ils réclament des mesures concrètes pour garantir leur sécurité et permettre à chacun de vivre paisiblement dans la capitale.
« Nous ne pouvons plus continuer à vivre dans la peur. Il faut que les autorités prennent leurs responsabilités. Trop, c’est trop ! », s’indigne un habitant de Kinshasa.
Face à cette insécurité grandissante, la question reste entière : jusqu’à quand la population kinoise sera-t-elle laissée à la merci des criminels ?
Les autorités interpellées !
