Marcel Malanga et ses amis américains, condamnés à mort par la justice militaire congolaise, ne seront plus exécutés.
Bénéficiant d’une grâce présidentielle, le fils du défunt Christian Malanga et ses complices peuvent se frotter les mains, car leur peine de mort a été remplacée par une réclusion à perpétuité. Ainsi, ils purgeront le reste de leur vie en prison en République Démocratique du Congo. L’ordonnance n°25/183, y relative, a été signée le 28 mars 2025.
Condamné le 27 janvier 2025 par la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, le verdict est devenu définitif le 9 mars.
Citoyen américain et fils de Christian Malanga, l’Américain, âgé de 19 ans à l’époque, était présenté comme le leader du groupe accusé d’avoir tenté de renverser les institutions.
Lors du procès mené en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, 37 autres personnes avaient subi le même sort.
Ses deux compatriotes condamnés et bénéficiant de cette grâce présidentielle sont Taylor Christa Thomson et Zalman Polun Benjamin.
L’article 2 de l’ordonnance précise que l’exécution de cette mesure de grâce présidentielle relève du ministre d’État à la Justice et garde des Sceaux, et prend effet à la date de sa signature.
Une certaine opinion populaire estime que cette décision, prise par le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’inscrirait dans un contexte de décrispation politique et de réconciliation nationale.
Certes, un geste d’apaisement, alors que le pays, appelé à se souder, fait face à une agression imposée par le Rwanda.
Philippe Dephill Lipo
