« Dura lex sed lex », « la loi est dure mais c’est la loi », dit-on. Jugé par contumace par la Haute Cour militaire (HCM), Joseph Kabila Kabange, président honoraire de la RDC du 24 janvier 2001 au 24 janvier 2019, a écopé de la peine de mort pour crimes de guerre, mardi 30 septembre 2025, et un mandat d’arrêt immédiat a été émis contre lui.
Tout compte fait, faute de base légale, ses biens ne seront ni séquestrés, ni confisqués, rapporte la sentence de cette haute juridiction militaire.
La messe est donc dite pour l’autorité morale du Front Commun pour le Congo (FCC) et sénateur à vie, car il a été reconnu coupable de complicité avec le groupe armé antigouvernemental soutenu par le Rwanda.
Dans le prononcé de son verdict, la Haute Cour militaire a renchéri que Joseph Kabila est le chef de la coalition AFC/M23. Et bien qu’il ait été président de la RDC, ce dernier était le chef incontesté de tous les mouvements rebelles qu’a connus le pays.
Ainsi, « le Raïs » devient le premier président congolais à être condamné par une juridiction militaire.
Par ailleurs, pour avoir assumé plusieurs hautes fonctions dans le pays, la justice militaire a affirmé la nationalité congolaise de l’inculpé.
En outre, l’ancien président de la RDC pendant 18 ans est sommé par la HCM de verser à l’État congolais plus de 33 milliards de dollars américains à titre de dommages et intérêts pour les crimes commis dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, ainsi qu’à des associations d’aide aux victimes.
Joseph Kabila, « fermier de Kingakati », a été poursuivi par la HCM pour plusieurs chefs d’accusation, notamment : participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité liés à une prétendue complicité avec l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda, homicide intentionnel par balles, trahison, apologie, viol, torture, déportation, ainsi que l’occupation par la force de la ville de Goma.
Ance Tony
