Petit à petit, l’oiseau fait son nid, dit-on. C’est le moins que l’on puisse dire au vu de l’avenue Kasa-Vubu, au niveau de la commune de Kinshasa, à quelques mètres de Zando, le grand marché de la capitale de la République démocratique du Congo.
Autrefois en proie à toutes sortes de saletés : eaux usées, nids-de-poule, voire immondices aux odeurs désagréables, cette artère reliant le marché Zando au boulevard du 30 Juin est en train de changer de visage et de standing, la route étant désormais revêtue d’un béton solide. Une modernisation ayant un impact direct sur le panier de la ménagère, de sorte que le trajet en moto entre l’avenue d’Itaga et le boulevard du 30 Juin coûte actuellement 2 000 francs. Il y a peu, le trajet avec le même engin valait entre 6 000 et 7 000 FC.
C’est autant dire que la qualité des routes est le premier levier pour faire chuter le coût du transport dans la ville de Kinshasa, où les chauffeurs de transport en commun justifient ordinairement la hausse des prix du transport par l’état délabré des routes.
À Kinshasa, les embouteillages monstrueux et l’état délabré des infrastructures routières seraient à la base de la flambée des prix du transport.
Actuellement, avec la diminution sensible des véhicules de transport en commun due au contrôle des documents par l’Hôtel de Ville, le transport devient désormais un casse-tête pendant les heures de pointe. Les chauffeurs et autres conducteurs de motos en profitent pour fixer des prix selon leurs humeurs, au grand dam de la population contrainte de se soumettre à leurs caprices. Et ce, au vu et au su des agents de l’État chargés de normaliser la situation en la matière.
Il est à croire qu’avec la fin des travaux de plusieurs artères de la capitale, les prix du transport redeviendront comme autrefois.
Voyons voir.
Philippe Dephill Lipo
