Le phénomène de braquages et d’agressions de la population semble ingérable à l’heure actuelle à Kinshasa. En effet, il ne se passe plus un jour sans qu’un cas de ces actes inciviques soit commis ou signalé dans un coin de la capitale du pays, et ce, en dépit de l’opération « Ndobo » visant à sécuriser les populations et leurs biens.
Tel est le cas dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 février 2026, dans la commune de Barumbu, l’une des communes où le niveau du banditisme semble toujours élevé.
Des témoignages renseignent que trois hommes aux visages cagoulés et armés, non autrement identifiés, utilisant une moto comme moyen de transport, seraient impliqués dans le braquage de personnes se trouvant sur une terrasse non loin de l’espace Sheeta, un endroit bien connu des grands ambianceurs nocturnes kinois.
S’étant introduits à l’improviste dans le lieu, au grand dam de ceux qui s’y trouvaient encore à cette heure tardive pour se divertir à leur manière, les malfaiteurs, ayant mystérieusement maîtrisé leurs victimes, auraient dépouillé plusieurs d’entre elles.
Dans une opération digne d’un film américain de gangsters, ils auraient également braqué et même agressé des changeurs de monnaie, auxquels ils auraient extorqué de fortes sommes d’argent avant de disparaître à bord de leur moto.
Aucune opposition populaire ni intervention des forces de sécurité n’aurait eu lieu. La population, impuissante, était plongée dans une psychose, dénonçant des cas d’agressions et de braquages devenus monnaie courante à Kinshasa, où des bandits, civils et militaires, forcent les domiciles de paisibles citoyens et les dépouillent impitoyablement.
Dans le cadre des efforts visant à lutter contre les actes criminels dans la ville de Kinshasa, plusieurs centaines de kuluna avaient été interpellés au début de ce mois de février par les services de sécurité.
Au quartier Ndanu, dans la commune de Limete, un policier avait été tué le 6 février 2026 lors d’un affrontement avec des groupes armés qui opéraient dans le milieu.
Une certaine opinion estime, avec raison peut-être, que seule l’opération « Likofi 1 », du temps du général Kanyama, serait en mesure de réduire à néant les actes criminels commis ici et là par des hommes sans foi ni loi. Qui dit mieux ?
Une enquête devrait permettre d’établir les circonstances exactes de cet acte et d’identifier les auteurs.
Philippe Dephill Lipo
