Dans un communiqué publié le Mercredi 14 mai, le ministre de l’Emploi et Travail, Ephraim Akwakwa, a annoncé que la Journée nationale des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), traditionnellement célébrée le 17 mai, sera exceptionnellement observée le vendredi 16 mai 2025. Cette décision s’explique par le fait que le 17 mai coïncide cette année avec un samedi, jour non ouvrable dans la fonction publique selon le décret n°24/09 du 17 février 2024.
Conformément à l’Ordonnance n°23-042 du 30 mars 2023, cette journée demeure fériée, chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national. Le réaménagement vise à permettre aux travailleurs de bénéficier pleinement du repos légal.

Dans ce communiqué, le ministre a précisé que cette mesure s’appliquera aussi bien aux services publics qu’aux entreprises et établissements privés.
Origine de la commémoration
Initialement désignée comme la « Fête de la libération », la date du 17 mai rappelle l’entrée à Kinshasa, en 1997, des troupes de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), une coalition rebelle ayant renversé le régime du maréchal Mobutu. Depuis 2019, cette journée est consacrée à l’hommage rendu aux FARDC.
Le 17 mai 1997 marque en effet un tournant majeur dans l’histoire du pays. Les soldats de l’AFDL, venus de Lubumbashi, faisaient leur entrée triomphale dans la capitale, alors appelée Zaïre, sans affrontement majeur. Les habitants des communes comme N’djili, Masina et Kimbanseke étaient sortis en masse pour assister à l’arrivée des jeunes rebelles, souvent chaussés de simples bottes en caoutchouc, qui venaient de mettre fin à 32 ans de dictature. Peu après, le Zaïre prenait officiellement le nom de la République Démocratique du Congo, et Laurent-Désiré Kabila devenait président.
Eldad B.
