À Kinshasa, un conducteur de moto-taxi, communément appelé « wewa », affirme avoir été arbitrairement arrêté à Mokali, dans la commune de Kimbanseke, pour avoir dépassé l’escorte d’un général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon son témoignage, l’incident s’est produit alors qu’il circulait normalement sur la voie publique. Interpellé sur-le-champ par des éléments de sécurité affectés à l’escorte, il aurait été conduit dans un cachot de la police sans qu’aucune infraction formelle ne lui soit notifiée.
Le conducteur de moto-taxi soutient avoir été détenu pendant sept mois, sans jamais être présenté devant un magistrat ni bénéficier d’un procès. Durant cette longue période de détention, il affirme avoir subi des conditions de vie particulièrement difficiles, marquées par le manque de nourriture, l’insalubrité et l’absence de soins médicaux.
À sa libération, l’homme apparaît profondément affaibli. Amaigri et incapable de se tenir debout, il décrit une épreuve qui, selon lui, a durablement affecté sa santé physique et psychologique.
La rédaction
