Le climat social s’était brutalement assombri hier, mardi 17 mars 2026, dans l’est de la capitale de la République démocratique du Congo. Une altercation entre transporteurs grévistes et conducteurs en service avait provoqué un accident mortel à l’entrée Abattoir, coûtant la vie à deux personnes.
Des témoignages renseignent que, dès l’aube, la tension était palpable sur cet axe stratégique reliant les communes de Masina et N’djili. Des groupes de manifestants, protestant contre des conditions de travail non précisées, avaient érigé des barricades pour paralyser le trafic.
La situation avait soudainement basculé lorsque des projectiles avaient commencé à être lancés contre des véhicules refusant de suivre le mot d’ordre de grève. Dans le chaos, un minibus de type Sprinter avait été pris pour cible. En tentant d’échapper aux jets de pierres, le conducteur avait perdu le contrôle de son véhicule avant de percuter violemment une moto. Le bilan est lourd : deux décès constatés sur place, selon des sources concordantes.
« C’était une scène de panique totale. Les passagers fuyaient les véhicules pour éviter les éclats de verre », a relaté un habitant du terroir. Ce drame avait paralysé la circulation une grande partie de la journée, forçant des milliers de Kinois à poursuivre leur trajet à pied.
Si le calme avait semblé revenir progressivement, le silence des autorités provinciales sur l’origine du mouvement et les responsabilités de cet accident alimentait l’incertitude dans ce secteur vital de l’économie urbaine.
Philippe Dephill Lipo
