La cité de Panu, dans le territoire d’Idiofa (province du Kwilu), a été le théâtre de violents affrontements tôt le matin du mardi 3 février. Selon le Père Don-Bosco Mikwa, missionnaire oblat de Marie Immaculée basé à Panu, les heurts ont fait au moins trois morts et plusieurs blessés.
À l’origine des violences, l’arrestation de trois présumés chefs de bandes de jeunes communément appelés « kuluna ».
D’après la même source, des partisans de ces derniers ont attaqué les forces de l’ordre pour exiger leur libération, déclenchant une confrontation armée avec la police.
« Entre 6h et 8h45, ça tirait de partout », rapporte le Père Don-Bosco Mikwa, précisant que des coups de feu ont été entendus jusque dans les environs du couvent des missionnaires oblats, situé non loin du commissariat et de l’hôpital de la cité.
Le bilan provisoire communiqué par cette source fait état de deux policiers tués et d’un civil abattu. Un commandant de police aurait été grièvement blessé après avoir été violemment pris à partie. Plusieurs civils seraient également blessés. Les assaillants, armés notamment de machettes, de lances et de pierres, auraient réussi à libérer les détenus lors de l’attaque du commissariat.
En milieu de matinée, la situation demeurait tendue. Une partie de la population aurait traversé la rivière Kasaï pour se mettre à l’abri. Les activités socio-économiques sont à l’arrêt : marché fermé, écoles paralysées et structures sanitaires perturbées.
