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Le projet d’accord de Paix entre la Rdc et le Rwanda reporté en juin 2025

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L’avant – projet d’accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda n’avait plus été soumis le vendredi 02 Mai 2025 pour la signature des parties concernées alors le Président congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo se trouvait déjà dans la capitale américaine quant à ce.

Selon plusieurs sources , un nouveau rendez vous avait été pris pour le mois de juin prochain toujours dans la capitale américaine.

En marge de cet événement vers lequel toute l’attention du peuple congolais est tournée, certaines informations font état que d’ici le 15 Mai 2025, une réunion des ministres du Rwanda, de la République Démocratique du Congo et des États-Unis d’Amérique pourrait avoir lieu dans le but de finaliser le texte .

Et au mois de juin 2025, Felix Tshisekedi et son homologue rwandais se rendraient encore une fois au pays de l’oncle Sam pour signer l’accord de Paix, probablement en présence du Président américain Donald Trump. Certains chefs d’états africains y seraient également invités

Un rendez vous manqué le 02 mai !

Ce vendredi 2 mai 2025 à Washington, une semaine après la signature d’une déclaration de principes entre les ministres des Affaires étrangères, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, la République Démocratique du Congo et le Rwanda étaient censées transmettre chacun, des éléments devant figurer dans l’avant-projet d’accord de paix. Ce qui n’a jamais été le cas.

Officiellement, aucune communication n’a été faite par les deux délégations, qui continueraient encore de travailler sur leurs copies. Comme quoi, ce processus diplomatique, conduit en partie par Washington, est encore loin d’être terminé.

Ce texte devait s’inscrire dans la continuité de la déclaration de principes signée une semaine plus tôt.

Il suivra les grands axes définis : souveraineté territoriale, lutte contre les groupes armés, commerce des minerais, question des réfugiés, coopération régionale et rôle des forces internationales, notamment la Monusco.

Plusieurs voix émanant des hommes politiques et acteurs sociaux et même des scientifiques congolais et de certains pays du monde se sont élevées au cours de la semaine dernière pour demander plus de transparence et d’inclusivité dans ces discussions sous la houlette des États-Unis.

Tel est la cas du professeur Martin Ziakwau Lembisa, de l’université catholique du Congo,

Pour le professeur Martin Zakwani de l’université catholique du Congo par exemple, le problème premier est déjà l’opacité autour des discussions qui engagent des États.

« Nous constatons que le point de départ, ce n’est pas la reconnaissance de l’agression de la République Démocratique du Congo par le Rwanda. Donc, on fait fi d’une réalité incontestable et on veut bâtir une autre réalité partant d’autres considérations essentiellement d’ordre économique, a-t-il indiqué à une presse internationale.

Et de poursuivre : Oui, on peut, sur la base de cette nouvelle réalité, avec la pression des États-Unis, obtenir le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, obtenir la fin de l’activisme militaire du M23, même s’il faut rappeler et souligner que le M23 n’est pas le seul groupe armé dans l’est de la République Démocratique du Congo.

Et de conclure : ça signifie que cela ne suffira pas pour résoudre le problème sur le fond. Mais surtout, cela ne pourrait pas suffire pour assurer une stabilité pérenne. Or, ce dont on a besoin, c’est de créer les conditions d’une résolution profonde de la situation pour une solution pérenne. Mais si, dans cette quête de garanties sécuritaire face au Rwanda, il y a opacité, puisqu’il n’y a pas de communication claire sur cette affaire, ça pose déjà un problème ».

Trois accords en chantier

Trois accords sont attendus à ce stade dans le cadre de la médiation conduite par les États-Unis. Le premier est un accord de paix entre la RDC et le Rwanda dont la signature est envisagée pour le mois de juin. En parallèle, deux accords économiques bilatéraux doivent être finalisés avec Washington.

Le premier concerne la RDC. Il prévoit des investissements de plusieurs milliards de dollars d’entreprises américaines dans les mines congolaises et les infrastructures associées.

Le second porte sur le Rwanda. Il concerne le développement des capacités de traitement, de raffinage et de commercialisation des minerais. Il est moins important en volume que celui signé avec la RDC, mais reste essentiel dans l’architecture globale du partenariat, selon une source diplomatique.

Un volet de coopération entre Kinshasa et Kigali est également en discussion, centré sur la chaîne de valeur minière. Les minerais extraits en RDC devraient transiter légalement par le Rwanda, pour y être traités, raffinés et exportés vers les États-Unis. « On peut aussi imaginer que la RDC sera également partie prenante dans le raffinage et la valeur ajoutée au sein des sociétés implantées au Rwanda. Il n’y aura pas de perdants », ajoute une source diplomatique.

Un « deal américain »

Ces trois accords, politique et économiques, sont interdépendants, et leurs contenus sont encore loin d’être finalisés.

Et la semaine passée, plusieurs voix se sont élevées contre ce « deal américain » qui prévoirait des investissements contre la sécurité dans l’est du pays. Certains y voient le bradage des ressources naturelles du pays.

La RDC peut toutefois profiter économiquement de ce deal estime d’autres analystes de la situation congolaise : La captation des investissements américains contribuera économiquement, notamment en donnant des emplois aux Congolais.

En attendant cette signature qui pourrait intervenir au mois de juin 2025 à Washington au bureau ovale de la Maison Blanche, les discussions vont certainement se poursuivre à plusieurs niveaux. Notamment à Doha, entre Kinshasa et l’AFC/M23, mais aussi entre Kinshasa et Kigali.

Cri de douleur des habitants de l’Est de la Rdc

A l’Est de la République Démocratique du Congo, les populations habitant dans des territoires sous occupation de la rébellion ne voient pas les choses de la même manière que leurs autres compatriotes.

Humiliés, brutalisés violés, dépouillés, tués, les gens ne savent plus à quel saint se vouer. Pour eux, il est tout simplement question que les autorités du pays donnent chance à la paix quelle que soit le prix à laquelle celle pourrait s’acheter. L’essentiel pour eux, mieux l’urgence est que les armes se taisent pour qu’ils vivent tranquillement heureux chez eux.

Pourtant, en s’engageant dans un deal avec les USA, le Président de la République, Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait rassuré l’opinion nationale qu’il ramenait en Rdc une paix véritable et durable.

« La signature des déclarations de principes que vous avez vues est un pas dans la bonne direction, celle que j’ai toujours voulue. Cet engagement que j’ai pris devant mon peuple, je le tiendrai jusqu’au bout. Je ramènerai la paix totale et définitive, avait déclaré haut et fort, au cours d’un point qu’il avait animé la semaine passée aux côtés de son homologue Bissau guinéen, Umaro Sissoco en séjour de travail à Kinshasa.

En de marteler : Après ce que vous êtes en train de voir, il n’y aura plus de problème d’instabilité en République démocratique du Congo

Il va de soi que toutes les millions des Congolaises et Congolais s’alignent comme un seul homme derrière son Président pour le bonheur de leur propre et unique pays qu’ils possèdent sur cette terre. Un pays immédiatement riche et attirant la convoitise incessante des prédateurs qui ne jurent par sa pauvreté, voire sa disparition sur la carte géographique tracée depuis la conférence de Berlin de 1885.

Philippe Dephill Lipo

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