La FAO organise du 03 au 07 février 2026 dans la cité de Kola à Mbanza-Ngungu (province du Kongo-central), un atelier qui réunit 24 personnes du Ministère de l’Agriculture et 4 experts dudit organisme du système des Nations Unies.
Les participants vont se concentrer d’une manière générale, sur les neufs principaux organismes nuisibles que la RDC combat dans le cadre de cette l’initiative CIPV (Convention internationale pour la protection des végétaux).
Il s’agit de : la Chenille légionnaire, Nécrose lethale du maïs, Pandémie virale du manioc, Mouches des fruits, la Maladie du sommet touffu, la Maladie de Panama, la Tracheomycose du cafeier, la Pourriture Brune des cabosses, la Capside du cacaoyer.

Quid des objectifs ?
L’atelier vise principalement à renforcer la capacité des experts nationaux et de leurs doter de nouvelles technologies en matière des gestions intégrées sur les organismes nuisibles.
Ladite formation va s’articuler de manière spécifique, sur : la mise en place d’un système de surveillance efficace des organismes nuisibles des culture ; la Détection, l’identification et le diagnostic de la chenille légionnaire d’automne (spodoptera frugiperda), le Banana bunchy top virus (BBTV) ; la Mise en place d’un système de suivi permanent des organismes nuisibles des cultures ; la Gestion des données (collecte analyse et stockage des données) sur la chenille Légionnaire d’automne (Spodoptera frugiperda) et le Banana bunchy top virus (BBTV) ; La mise en place d’un système de gestion intégrée des organismes nuisibles et le système d’alerte précoce.
Dans son intervention, M. Descartes Koumba, Chargé de la facilitation et de la mise en œuvre des programmes de la FAO au niveau de la CIPV et Consultant international CIPV/ FAO, a fait noté que, l’APP (Programme Phytosanitaire pour l’Afrique), est une initiative de la CIPV visant à renforcer les capacités des professionnels phytosanitaires à travers le continent africain, en fournissant des outils modernes, des protocoles harmonisés et des solutions numériques avancées, pour la surveillance efficace des organismes nuisibles des végétaux.
Selon lui, ce programme répond à un défi majeur : 30 à 40% des cultures en Afrique sont perdues chaque année, à cause de ces organismes nuisibles et des maladies, présentant un tableau économique et social colossal aggravé par le changement climatique, la mondialisation des échanges et l’intensification des mouvements transfrontaliers des marchandises.
La RDC a-t-il dit, fait partie des premiers pays engagés dans la phase 1 de ce programme continental aux côtés des autres pays tels que le Cameroun, le Kenya, l’Ouganda et la Zambie. » Cette reconnaissance témoigne l’importance du potentiel agricole mais aussi la nécessité de renforcer les systèmes nationaux de surveillance et d’alerte précoce « , a-t-il renseigné.
Il a ajouté que cette formation constitue une étape clé dans l’operationnalisation dudit programme en RDC, afin de détecter rapidement les menaces, prévenir leur introduction et limiter leur propagation. » La CIPV joue un rôle fondamental en assurant l’harmonisation des normes, la coordination technique, la mise à disposition des matériels de formation ainsi que le renforcement des capacités à travers les guides, les protocoles et des ateliers dédiés à la mise en œuvre des normes internationales, par des mesures phytosanitaires « , à encore expliqué M. Descartes Koumba, qui est également attaché au programme phytosanitaire africain, dans sa première phase de lancement et d’implementatiin en 2023.
Au finish, ce consultant international a indiqué que l’atelier dont question, s’inscrit également dans la dynamique régionale visant à constituer un réseau d’inspecteurs capables de transmettre à leur tour, les connaissances au niveau national.
Peu avant de lancer les travaux de cet atelier au nom du Secrétaire général empêché, M. Justin Cishugi Murhula, Directeur de protection des végétaux au Ministère de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, a rappelé le rôle des plantes, lesquelles constituent une source de l’air que nous respirons de la plupart des animaux que nous mangeons.
De part cette importance a-t-il ajouté, il est plus que nécessaire de garder les plantes en bonne santé. Le contraire produit des résultats dévastateurs, pour la simple raison que, les populations restent sans nourriture.
En termes commercial explique le numéro un des végétaux au Ministère de l’Agriculture, ces dommages occasionnent des pertes estimées à 220 milliards de dollars américains. Ce qui fragilite la sécurité alimentaire ainsi que la nourriture, principale source des revenus des communautés vulnérables, surtout en milieu urbain.

Notons que le choix de la cité de Kola se justifie du fait que le gros des produits alimentaires du Kongo-central proviennent également de ce coin du pays.
En outre, cette formation qui est à sa première phase en RDC, va s’étendre sur l’ensemble de 26 provinces que compte le pays.
À retenir
La Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) est un traité intergouvernemental qui vise à protéger les végétaux, les produits agricoles et les ressources naturelles du monde entier contre les organismes nuisibles aux végétaux.
Ratifiée par 185 parties contractantes, la CIPV élabore, adopte et promeut l’application des mesures phytosanitaires internationales (MPI) comme principal outil pour préserver la sécurité alimentaire mondiale, faciliter le commerce sûr et protéger l’environnement.
Sa vision est de protéger les ressources végétales mondiales contre les ravageurs, d’une manière spécifique, assurer la coopération entre les nations pour protéger les ressources végétales mondiales
contre la propagation et l’introduction de parasites des végétaux, afin de préserver la sécurité alimentaire, la biodiversité et de faciliter les échanges commerciaux.
Aussi, dans le souci d’améliorer la capacité des experts nationaux et leur doter d’une nouvelle technologie en matière des gestions intégrées, les organismes nuisibles l’ONPV de la République Démocratique du Congo a sollicité l’accompagnement de la FAO au travers CIPV pour renforcer les capacités des experts du Ministère de l’Agriculture et Sécurité alimentaire.
José Wakadila
