Comme pour soutenir la politique du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo sur le social de la population à travers le gouvernement de la République, le gouvernorat de la province du Kongo-Central vient de débloquer une importante somme évaluée à 3,85 milliards FC, pour la réhabilitation des routes de desserte agricole.
» Il n’est jamais trop tard pour mieux faire « , renseigne un proverbe populaire.
À travers le lancement de cette opération à partir de la cité de Kinzau-Mvuete par le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, la province du Kongo-Central entre dans une transformation majeure de son paysage économique.
Un projet ambitieux
En effet, avec cet ambitieux projet de réhabilitation de 550 kilomètres de routes de desserte agricole, le gouverneur Grâce Nkuanga Bilolo engage un investissement stratégique dans les infrastructures rurales, véritable passage obligé pour un développement agricole de la province du Kongo-central, mais également de la capitale Kinshasa voisine.

Dans le couloir du gouvernorat de la province du Kongo-central, des experts laissent entendre que ce projet d’une grande ampleur vise spécialement à désenclaver les zones de production, tout en facilitant la circulation des produits agricoles vers les centres de consommation.
Cette approche systémique explique-t-on, répond à un défi historique, celui de l’isolement des bassins de production dû à la dégradation avancée des voies de communication.
La première phase Un projet échelonné
Selon des sources proches du gouvernorat, ce projet de réhabilitation est échelonné sur neuf mois. Il vise plusieurs axes prioritaires dans les territoires de Kasangulu et Mbanza-Ngungu.
Par contre, les tronçons Kinzau-Mvuete, Seke-Banza, Mbatassiala et Lombo-Fuese-Kilukweta, constitueront les artères vitales d’un réseau rénové. L’impact économique immédiat va se mesurer par rapport à la fluidité retrouvée dans l’évacuation des récoltes, tout en réduisant considérablement les pertes post-récolte et en améliorant la compétitivité des produits locaux.
Quant au financement de cette opération estimé à près de 3,85 milliards de francs congolais, il illustre une gestion innovante et efficiante des ressources de la province, grâce aux fonds générés par l’Agence de gestion des droits de péage et de pesage (AGDP). »
Ceci démontre la capacité de la province à mobiliser des ressources internes pour des investissements structurants tout en établissant un précédent en matière d’autofinancement du développement infrastructurel, quoiqu’on en dise « , à expliqué un analyste économique libéral, sous le couvert de l’anonymat.
Agence des travaux publics du Kongo-central : relever le défi
Au-delà de tout, plusieurs observateurs estiment que, seule l’Agence des travaux publics du Kongo-Central en sa qualité de maître d’œuvre du projet, devra relever le défi technique de la réhabilitation routes de desserte agricole du Kongo-Central concernées et ce, dans des délais contraints. » La réussite de ce projet ambitieux qui entre dans l’actif du gouverneur Grâce Bilolo, va stimuler l’atteinte des objectifs de sécurité alimentaire et de économique. Ce qui contribuera activement à la lutte contre l’insécurité alimentaire « , à ajouté un autre expert joint par notre rédaction.

En effet, à travers la connection des différentes zones de production aux centres de consommation, ces routes de desserte agricole deviendront les catalyseurs d’une transformation économique rurale durable, tant au Kongo-Central qu’à travers d’autres coins du pays, pour la réduction des temps de transport et des coûts de transaction se traduiront par une amélioration directe des revenus agricoles.
En outre, l’accessibilité accrue des zones rurales favorisera l’émergence de nouvelles activités économiques et va améliorer l’accès aux services sociaux de base.
L’AGDP : un exemple pour d’autres provinces
Tout compte fait, on laisse croire que cet ambitieux projet s’inscrit dans une vision à long terme du développement territorial. L’Agence de gestion des droits de péage et de pesage (AGDP) qui finance les travaux de ces routes, constitue un modèle reproductible pour d’autres provinces confrontées à des défis similaires d’enclavement.
Par ailleurs, plusieurs autres experts soutiennent que la pérennité de cet investissement dépendra de la mise en place d’un mécanisme efficace de maintenance préventive tout en garantissant la durabilité des infrastructures réhabilitées.
À dire vrai, l’initiative du gouverneur Grâce Bilolo marque une étape déterminante dans la matérialisation de la politique provinciale de développement rural au Kongo-Central, tout en faisant voir que les investissements infrastructurels ciblés constituent le fondement indispensable de toute stratégie de croissance inclusive, celle qui profite à tous, en s’assurant que les opportunités et la richesse sont partagées équitablement, tout en réduisant les disparités et la pauvreté.
José Wakadila
