La salle de promotion de l’ISP/Mbandaka a servi de cadre dernièrement, à la tenue d’un atelier organisé par le ministère de l’Environnement et Développement Durable (EDD) avec l’appui de la FAO, sur la politique nationale de la faune sauvage en RDC.
Lors de la clôture, l’expert de la FAO et chef de projet sur la politique nationale de la faune sauvage, M. Serge Sabi, à reconnu dans son mot, que les participants ont travaillé d’arrache-pied, grâce aux délégués désignés, lesquels ont apporté leurs contributions à la province du Grand Equateur, depuis le lancement des consultations.
Il a reconnu la pertinence des réflexions et la qualité des contributions de tous les acteurs impliqués dans les groupes de travail.
Quid de la suite du processus ?
M. Serge Sabi a tenu à clarifier l’opinion sur le fait que la FAO ne joue que le rôle de facilitateur. C’est le ministère de l’Environnement et du Développement Durable qui a initié le processus, en sollicitant un appui technique à la FAO. » Il sera donc question de rendre compte au ministre national de l’Environnement, qui a mis en place un Comité de pilotage qui conduit le processus, afin d’harmoniser sur la suite des événements « , a-t-il précisé.

Il a ensuite rassuré les participants sur le fait que l’équipe de Kinshasa qui a pris part aux travaux, sera le porte-parole de ce qui s’est passé dans le grand Equateur, pour que cette province soit valablement représenté au moment de la validation nationale de la politique nationale de la faune sauvage, et ce, par rapport à la pertinence et la qualité des commentaires qui ont été partagés.
Il a saisi l’occasion pour remercier le gouverneur de l’Equateur à travers son ministre provincial, pour son implication dans la tenue de cet atelier.
Peu avant de procéder à la clôture des travaux dudit atelier, le ministre provincial de l’Environnement de l’Equateur, a rendu hommage au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ne ménage aucun effort pour l’avènement de la paix en RDC, sans laquelle la gestion des ressources naturelles ne serait qu’une utopie.
Pour lui, cet atelier a permis de recueillir les contributions, les observations et les recommandations de toutes les parties prenantes (autorités locales, société civile, communautés locales, secteur privé, partenaires techniques et financiers).
Il s’inscrit dans le cadre d’un projet en cours d’exécution, tenant compte des réalités pratiques de chaque province. » Nous avons eu l’opportunité d’échanger des idées et de partager les expériences qui nous ont conduit à dégager les différentes prises des résolutions concrètes, afin de faire face au défi auquel font face nos ressources naturelles, en l’occurrence la faune sauvage « , a-t-il indiqué.
Avant d’ajouter : » La spécificité des acteurs témoigne de notre volonté collective d’oeuvrer pour un environnement plus sûr et plus harmonieux. Les discussions enrichissantes ont mis en lumière l’importance d’une approche intégrée et collaborative « .
Il a promis de s’impliquer pour qu’un échantillon des participants soit inviter lors des travaux de validation nationale de ladite politique à Kinshasa.

Pour une politique nationale objective sur la faune sauvage en RDC
Avant de clore son mot, il a encouragé les organisateur pour la qualité des travaux, avant de les inviter à prendre en compte les observations et contributions faites pendant les assises, afin de continuer à travailler ensemble, pour une politique nationale objective sur la faune sauvage en RDC.
Il a en outre réitéré la ferme volonté de la province de l’Equateur, de poursuivre son accompagnement à toutes les parties prenantes, dans la mise en œuvre de ce projet, notamment dans la validation ainsi que dans toutes les activités liées à la sensibilisation de toutes les communautés de base.
À l’issue des travaux, quelques participants ont livré leurs impressions, dont Mme Ruth Bangane, membre de la Coalition des femmes leaders pour l’environnement et le développement durable dans la coordination de l’Equateur, qui à manifesté son satisfecit, pour avoir participé aux travaux : » Cela prouve que la femme ne doit pas être laisser de côté. Elle doit plutôt être au centre de tous les processus, notamment celui de la gestion de la faune sauvage.
Mme Ruth Bangane qui est également coordonatrice de l’Ong CAOFE, à insisté pour que les femmes soient toujours consultées dans la suite dudit processus.
Elle a également encouragé les organisateurs d’avoir inclus les peuples autochtones et les jeunes femmes, au motif que celles-ci doivent être au être au centre du processus de la gestion de la faune sauvage.
De son côté, M. Clément Matepa, Directeur chef de site au jardin botanique d’Eyala, s’est dit émerveillé de se retrouver parmi les parties prenantes, car dit-il, tout ce qui tourne autour de la faune sauvage, est spécifique par rapport à l’épanouissement de la province de l’Equateur en particulier et de toute la RDC d’autre part.
A noter que plusieurs autorités politico-administratives de l’Equateur, ont pris part à ces assises.
José Wakadila
