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Probable révision constitutionnelle en RDC: « Félix Tshisekedi a trahi la confiance du peuple. La constitution ne sera pas changée. Qui vivra verra! » (M. KATUMBI)

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L’annonce d’une probable révision de certaines dispositions de la constitution de la République Démocratique du Congo continue à faire couler beaucoup d’encre et de salive sur la scène politique congolaise. 

L’opposant congolais Moïse Katumbi n’a pas tardé à réagir aux propos tenus par le Chef de l’État Félix Tshisekedi, lors d’un meeting tenu le mercredi dernier dans la ville de Kisangani, dans la province de la Tshopo. 

Pour Moïse Katumbi, la constitution ne changera pas. Elle a été approuvée par le peuple. 

À l’en croire, après six ans au pouvoir, Félix Tshisekedi n’est toujours pas prêt à diriger la RDC, et même si on lui laissait 30 ou 40 ans au pouvoir, il ne serait toujours pas prêt.

“La constitution ne changera pas. Elle a été approuvée par le peuple, et aujourd’hui, Félix Tshisekedi traite ce peuple comme des étrangers ? Ça ne m’étonne pas. Je crois que Félix Tshisekedi n’était pas prêt à diriger la RDC. Après six ans au pouvoir, il n’est toujours pas prêt à diriger la RDC, et même si on lui laissait 30 ou 40 ans au pouvoir, il ne serait toujours pas prêt. Il n’y aura pas de changement de la constitution, c’est de l’utopie », a-t-il déclaré au micro de nos confrères d’actualité.cd

Ce candidat malheureux aux élections présidentielles de décembre 2023 estime que le problème du Congo, c’est la mauvaise gouvernance, ce n’est pas la constitution.

« Voyez-vous pourquoi le pouvoir s’acharne sur les opposants et toute autre voix discordante ? Et vous comprenez le pourquoi de l’affaire Mulonde ? Félix Tshisekedi vient de commettre ce qu’on appelle trahison. Il a menti au peuple et il a trahi la confiance du peuple. Dans un pays sérieux, Félix Tshisekedi devrait démissionner. Personne n’acceptera qu’on touche à la constitution. Qui vivra verra”, a-t-il poursuivi. 

Pour rappel, lors d’un meeting tenu à Kisangani, Félix Antoine Tshisekedi a souligné la nécessité d’adapter la loi fondamentale du pays aux réalités congolaises, affirmant que l’actuelle constitution, rédigée « à l’étranger et par des étrangers », comporte des « faiblesses » à corriger.

« N’ayez pas peur. Notre constitution contient des faiblesses, il est bon que notre élite y réfléchisse », a-t-il déclaré.

Et de renchérir: « La modification du mandat, qui relève de la compétence du peuple, ne me concerne pas. Ce sont plutôt les autres questions qu’en tant que garant de la nation, j’estime qu’elles posent problème. Regardez comment le gouvernement a commencé son travail après plusieurs mois, alors que cela devrait se faire dans deux mois. La même chose pour les Assemblées provinciales qui se déchirent pour des intérêts égoïstes. Voilà pourquoi il y a des choses à modifier ». 

En outre, Félix Tshisekedi a promis pour l’année prochaine la mise en place d’une commission nationale multisectorielle qui proposera une nouvelle constitution élaborée par des Congolais.

Eldad B.

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