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Projet Perse: Le Plan de Travail et Budget 2025 approuvé par le Comité de pilotage !

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La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale Raïssa Malu a présidé hier mardi 19 Août au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa, la réunion du comité de pilotage des projets PERSE, PAAF, PEQIP, EFFICACE, MOLAKISI, TELEMA et PREACE.

En présence du ministre du Plan, Guylain Nyembo, et de la vice-ministre des Finances, Gracia YAMBA, les membres du Comité de pilotage ont approuvé le Plan de Travail et Budget 2025 des projets PERSE, PEQIP et PAAF.


Lors de sa présentation, le coordonnateur du projet d’Équité et de Renforcement du Système Éducatif (PERSE), le Professeur Valère MUNSYA MOLOB’EBEBE, a indiqué que ce projet a été initié par le Gouvernement de la République démocratique du Congo avec l’appui financier de la Banque mondiale, en soutien à la mise en œuvre de la politique de gratuité de l’enseignement, décrétée par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, en 2019.
Selon lui, l’objectif de développement du projet PERSE est de réduire le fardeau des frais scolaires pour les ménages en renforçant les systèmes afin d’établir des bases d’apprentissage pour tous et d’accroître l’accès à l’enseignement primaire dans dix provinces. Plus de 9 millions d’élèves et 200 000 enseignants dans ces provinces sont concernés par ce projet.

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Parmi les principales réformes soutenues par le projet pour appuyer la gratuité de l’enseignement, on peut citer : l’autonomisation du système d’information pour la gestion de l’éducation ; l’autonomisation du système de paie des enseignants ; l’instauration d’un mécanisme de rationalisation du processus de création des écoles et des bureaux gestionnaires (MRPCEB) ; l’instauration d’une allocation équitable des frais de fonctionnement des écoles primaires publiques ; l’instauration d’un système de recrutement ouvert, transparent et basé sur le mérite pour les enseignants et directeurs d’école primaire publique ; et la mise en place d’un mécanisme de gestion des plaintes au sein du ministère de l’EPST.


Le projet PERSE est estimé à 800 millions de dollars, dont 700 millions de dollars US décaisables progressivement au titre d’un appui budgétaire direct en faveur du Trésor public, et 100 millions de dollars US constitués de fonds d’investissement destinés à financer à la fois des activités devant conduire à des résultats déclencheurs des décaissements du fonds d’appui budgétaire et des activités de soutien à des réformes.

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Les dix provinces administratives d’intervention sont : Ituri, Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Kinshasa, Kongo-Central, Kwilu, Lomami, Nord-Kivu et Sud-Kivu.
Selon le coordonnateur du PERSE, les réformes réalisées comprennent, entre autres : l’instauration d’une allocation équitable des frais de fonctionnement des écoles primaires publiques ; l’instauration d’un système de recrutement ouvert, transparent et basé sur le mérite pour les enseignants et directeurs d’école primaire publique ; et la mise en place d’un mécanisme de gestion des plaintes au sein du ministère de l’Éducation nationale.


Parmi les réformes en cours, on note : l’autonomisation du système d’information pour la gestion de l’éducation (e-SIGE) ; l’autonomisation du système de paie des enseignants ; et l’instauration d’un mécanisme de rationalisation du processus de création des écoles et des bureaux gestionnaires (MRPCEB).
Pour ce qui est des perspectives d’avenir, le PERSE prévoit la restructuration du projet afin d’utiliser le solde potentiel de fonds non dépensés, évalué à environ 10 millions de dollars US, pour la révision du curriculum, le soutien aux activités de généralisation de certaines réformes engagées, et la préparation du PERSE II.


Devant la presse, le coordonnateur du projet PERSE a exprimé sa satisfaction pour la validation du Plan de Travail et Budget 2025 pour le projet PERSE.


« Ce qu’on peut retenir de cette activité est l’approbation du Plan de Travail et Budget annuel 2025 par le comité de pilotage pour le projet PERSE, le projet PEQIP et le projet PAAF. Tous ces projets ont maintenant l’approbation du gouvernement pour pouvoir exécuter les activités planifiées pour l’année 2025 et également pour pouvoir financer ces activités », a-t-il déclaré.


Pour lui, les grandes difficultés rencontrées concernent, en gros, le financement : la plupart de ces projets nécessitent que les frais de fonctionnement soient décaissés en fonction des résultats. Pour atteindre ces résultats, le gouvernement doit préfinancer les activités avant de bénéficier des fonds prévus dans le cadre de ces projets.


« En ce qui concerne le projet PERSE, certains résultats sont liés au décaissement, c’est-à-dire que le gouvernement doit pouvoir financer ces activités. Une fois les résultats convenus atteints et vérifiés de manière indépendante, la Banque ou le projet peut décaisser ses fonds en faveur du gouvernement », a-t-il précisé.

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En outre, il a souligné que le comité de pilotage demande aux équipes qui gèrent ces projets d’accélérer la mise en œuvre afin que les fonds prévus soient effectivement décaissés en faveur du système éducatif. Il a également insisté sur la nécessité de tout faire pour éviter des dépenses inéligibles en respectant strictement les règles et procédures en vigueur en matière de gestion des fonds des bailleurs.

Eldad Bwetusanga

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