Les crépitements des armes ont été entendus dans certains coins de la ville de Kisangani plongeant les habitants dans une psychose indescriptible.
En effets, depuis 01 heure du matin jusqu’au chant du coq du jeudi 10 juillet 2025, plusieurs coups de balles ordonnés ont été tirés en l’air certainement par des militaires pour des raisons que les Boyomaises et Boyomais disent ignorer complètement.
En se réveillant matin, la population pouvait voir des traces de bottes, des traces de pneus de motos…, sans pourtant être capable de s’expliquer ce qui se serait exactement passé.
« Un exercice militaire en plein centre ville et sans information préalable ? Pour moi, il y a un couac et c’est un secret d’État. Il y a des endroits bien prévus pour des exercices de ce genre. Et si c’est le cas, à quoi servent les champs de tirs dans les camps d’entraînement? », s’est interrogé un autre habitant du coin.
Et un jeune homme qui rompu son sommeil pour observer à travers une fenêtre de l’habitation familiale a commenté : « Vraiment, c’était terrible! Plusieurs policiers étaient dans notre parcelle sur la 10e tshopo en face de l’église St Joseph en train de tirer sans même donner une information sur un éventuel exercice militairo policier ».
Manœuvres militaires, actions dissuasives, attaques contre les criminels…, seule une communication officielle viendrait à donner la bonne information pour apaiser la tension populaire.
Jusqu’au moment où nous sommes en train de mettre cet article sous presse, aucune autorités de l’état ne serait pas encore exprimée à ce sujet.
A en croire un spécialiste en matière militaire, les autorités ne se prononceraient pas au sujet des actions à mener par les services de l’ordre qui ont comme vocation de veiller à la sécurité de la population et de ses biens.
Plus de peur que du mal, aucune perte en vies humaines n’aurait été déplorée, aucun dégât matériel signalé.
Philippe Dephill Lipo
