Lors d’un point de presse conjoint avec son homologue bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, en visite de travail ce mardi 29 avril 2025 à Kinshasa, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a salué la récente déclaration de principes signée avec le Rwanda sous l’égide de Washington.
Pour le chef de l’État congolais, cette déclaration de principes constitue un pas dans la bonne direction. Et ce, en dépit des nombreuses critiques formulées par une certaine opinion nationale, voire internationale. Félix Tshisekedi s’est montré, pour sa part, déterminé à résoudre de manière durable les conflits armés dans l’est de la République Démocratique du Congo.
« Je ramènerai la paix, mais la paix véritable et définitive. Après ce que vous êtes en train de voir, il n’y aura plus de problème d’instabilité en RDC. C’est mon vœu et mon serment », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Cet engagement, je l’ai pris devant mon peuple et je le tiendrai jusqu’au bout. Je ramènerai la paix véritable et définitive. » Le Président congolais avait martelé : « Après ce que vous êtes en train de voir, il n’y aura plus d’instabilité en RDC. C’est mon vœu et mon serment. »
Tout en saluant cette déclaration, force est de constater que le Président congolais s’est gardé d’entrer dans les détails, précisant : « Je n’en dirai pas plus, vous comprendrez, parce qu’évidemment je respecte les initiatives prises par nos partenaires. Je vous donne rendez-vous le jour où cette paix deviendra réalité. »
Ces propos du chef de l’État congolais interviennent quelques jours après la signature, à Washington, d’une déclaration de principes entre les chefs de la diplomatie congolaise et rwandaise, sous médiation américaine. C’est donc la première fois que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, s’exprime sur cet événement.
Un texte qui prévoit la rédaction, d’ici le 2 mai, d’un avant-projet d’accord de paix commun, avec l’accompagnement de la Communauté d’Afrique de l’Est, de la SADC et de l’Union africaine.
Ledit document insiste sur le respect de la souveraineté, la cessation de tout soutien aux groupes armés, le retour des déplacés, ainsi que la relance de la coopération économique et le soutien à la mission onusienne (MONUSCO).
De son côté, le Président américain, Donald Trump, avait revendiqué un rôle personnel dans cette dynamique, affirmant que « la paix est en vue au Rwanda et au Congo ».
En même temps, il avait annoncé un investissement de plus de six milliards de dollars dans le corridor de Lobito, destiné à faciliter l’exportation des minerais depuis l’Afrique centrale.
Des millions de Congolaises et Congolais attendent de pied ferme la concrétisation des promesses faites par leur Président. Cela est d’autant plus vrai qu’une frange de la population congolaise se plaint de la non-réalisation des projets initiés par le gouvernement sur l’ensemble du territoire national.
Quoi qu’il en soit, si cette déclaration signée à Washington ne parvient pas à mettre un terme immédiat aux tensions sur le terrain — où les bruits des armes lourdes et légères continuent de terrifier les populations — force est d’admettre qu’elle constitue une base de dialogue entre les deux pays en conflit, notamment à cause du rôle joué par le Rwanda dans son soutien au M23.
Le vœu de tout Congolais est de voir la volonté affichée à travers la signature de cette déclaration se traduire, sur le terrain, par une désescalade réelle et un apaisement durable.
À travers ses propos tenus au cours de ce point de presse, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a donc réaffirmé sa ferme promesse : celle de mettre fin aux hostilités et d’instaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national congolais.
Philippe Dephill Lipo
