Le Bureau politique du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) a officiellement annoncé, le mardi 06 mai, la levée d’office de la décision ministérielle du 19 avril 2025 ayant suspendu ses activités sur l’ensemble du territoire national. La déclaration, signée par dix-huit hauts cadres du parti, dénonce une mesure jugée « arbitraire, injuste et illégale ».
La décision de suspension avait été prise par le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, à travers l’arrêté ministériel n°025/CAB/VPM/MINTERSEDECAC/SLBJ/027/025.
Le PPRD estime que cette suspension n’a respecté ni la procédure ni les délais prévus par la loi, notamment l’article 29 de la loi n° 04/002 du 15 mars 2004, qui exige une validation judiciaire dans les 15 jours suivant la mesure. Le délai ayant expiré sans intervention d’un tribunal, le Bureau politique déclare que la suspension est devenue caduque.
Dans sa déclaration, le PPRD accuse les autorités d’avoir agi dans un esprit de répression visant la famille politique et biologique du Président honoraire Joseph Kabila Kabange. Malgré cela, le parti affirme avoir opté pour la voie de la légalité et de la non-violence, refusant la confrontation directe.
« Le PPRD n’est ni un mouvement insurrectionnel, ni une milice quelconque », affirme le communiqué, tout en précisant que ses membres sont désormais libres de reprendre leurs activités conformément à la Constitution et aux lois de la République.
Le parti conclut sa déclaration par un appel au respect des institutions, réaffirmant son attachement à l’unité nationale. Parmi les signataires figurent plusieurs figures emblématiques du parti, dont Emmanuel Ramazani Shadary et Aubin Minaku.
Eldad B.
