La MONUSCO a félicité ce jeudi l’entérinement à Washington D.C. de l’Accord de paix et du Cadre régional d’intégration économique entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Un pas diplomatique majeur, rendu possible grâce à la facilitation des États-Unis.
Selon la Mission onusienne, cet accord ouvre « une nouvelle fenêtre d’opportunité » pour mettre fin à la crise persistante dans l’Est de la RDC et relancer la coopération entre les deux pays.
La MONUSCO a salué la détermination des présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, qui ont « fait un choix clair en faveur de la paix ».
Pour la Mission, ce rapprochement pourrait contribuer à :
- restaurer la confiance entre les deux États,
- réduire les souffrances des populations civiles,
- revitaliser le potentiel économique de la région des Grands Lacs.
Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MONUSCO par intérim, estime que ces engagements constituent « une opportunité de passer de la confrontation à des solutions politiques ». Il rappelle toutefois que leur mise en œuvre doit respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de chaque pays.
Un soutien régional et international actif
L’entérinement de l’accord a reçu un appui important du Qatar, de l’Union africaine, du Togo — où le président Faure Gnassingbé joue un rôle de médiateur — ainsi que de la Communauté d’Afrique de l’Est et de la SADC.
La MONUSCO encourage ces acteurs à continuer d’accompagner les efforts de paix et de sécurité dans l’Est de la RDC.
Protéger les civils : une priorité pour la MONUSCO
Alors que la RDC et le Rwanda entament la mise en œuvre de l’accord, la Mission insiste sur la nécessité de :
- garantir la protection des civils,
- respecter les droits de l’homme,
- favoriser la stabilité dans les zones touchées par le conflit.
Elle appelle également à un dialogue continu et inclusif afin de réduire les tensions au niveau local et renforcer la cohésion communautaire.
Conformément à la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité, la MONUSCO continuera d’appuyer :
- les mécanismes de cessez-le-feu issus du processus de Doha,
- les programmes de désarmement et démobilisation des groupes armés,
- la stabilisation des zones encore vulnérables.
La Mission assure qu’elle restera mobilisée aux côtés des autorités congolaises et des partenaires régionaux pour transformer cette avancée diplomatique en une paix durable dans l’Est du pays.
La rédaction
