La rencontre entre le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, est interprétée de diverses manières, selon qu’on se place du côté du pouvoir ou de l’opposition.
Dans une sortie troublante, Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, a donné l’impression d’être derrière les rebelles du M23/AFC, soutenus ouvertement par le Rwanda.
Dans son tweet, il accuse Félix Tshisekedi de chercher désespérément un cessez-le-feu “illusoire” à Doha, alors que le M23 progresse vers le Katanga et Kisangani.
Une certaine opinion estime que le choix des mots utilisés par l’un des porte-paroles de Moïse Katumbi serait révélateur : au lieu de condamner l’invasion rwandaise et les atrocités du M23, Kamitatu met en avant l’“avancée” des terroristes comme une réalité inévitable, voire légitime.
Fort de cette déclaration, pourrait-on affirmer que l’opposition politique congolaise se positionne comme un allié indirect du Rwanda ?
Cela est d’autant plus vrai que son silence sur les crimes commis par les rebelles du M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que son insistance à attaquer Kinshasa plutôt que les envahisseurs, laissent planer un énorme doute sur ses véritables intentions.
Philippe Dephill Lipo
