Le consortium We Are Able (WaA !) composé des Organisations non Gouvernementales
Internationales dont ZOA, FAPH (African Disability Forum) TLM , VNGI, THA et la
FENAPHACO (Fédération Nationale des Associations des Personnes vivant avec Handicap du Congo), à organisé lundi 29 septembre 2025, une
séance de plaidoyer auprès des parlementaires, notamment des députés nationaux, sénateurs et
députés provinciaux, pour l’adoption d’une Loi sur la sécurité alimentaire inclusive qui prend en compte les personnes vivant avec handicap (PVH).
Cette rencontre qui a bénéficié de la collaboration du Ministère Délégué en charge des
Personnes vivant avec Handicap, comptait également à l’ordre du jour, le plaidoyer pour la
ratification par la RDC, du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, relatif aux Droits des Personnes Handicapées en Afrique.
L’activité s’est déroulée dans la salle de conférence MAIKO, du Bâtiment Administratif du Ministère de l’Intérieur et Sécurité, derrière le Palais du Peuple, dans la Commune de Lingwala.
Selon Me Patrick Pindu-di-Lusanga, Coordonnateur national de la FENAPHACO, le Parlement est déjà en train d’examiner, au niveau de l’Assemblée nationale, la Loi portant sur la sécurité alimentaire des PVH. » Nous souhaitons que cette loi puisse être inclusive et prenne en compte la donne des PVH. C’est la raison pour laquelle les députés nationaux, senateurs et députés provinciaux ont été invités « , a-t-il précisé.
En présence de l’honorable Aimé Emela, représentant des PVH au Parlement, de quelques députés nationaux accompagnés des représentants des rapporteurs de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi que du rapporteur de l’Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa, les PVH ont transmis leurs contributions à insérer dans la loi sur la sécurité alimentaire. » C’est pour permettre que, lorsque cette proposition de loi sera au niveau du Sénat, qu’il y ait déjà des sénateurs alliés qui pourront l’accepter et faire valider les contributions des PVH, lors de la seconde lecture « , à éclairci Me Pindu.
Quid de la ratification du Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique ?
Me Pindu rappelle d’autre part, que la RDC figure parmi les pays qui tardent encore à ratifier le Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique.
C’est ce qui explique également la présence des parlementaires à cette rencontre, afin qu’ils puissent porter la proposition de Loi portant ratification et adhésion de la RDC, au Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique.
Me Pindu s’est satisfait de voir que les députés et senateurs présents ont accepté de prendre en compte les différentes contributions des PVH en faveur de la loi sur la sécurité alimentaire que ces dernières souhaitent inclusive et soutenir l’idée selon laquelle, un député puisse introduire une proposition de loi, afin d’amener la RDC à ratifier le Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique.
À une question sur les avantages dudit Protocole, Me Pindu explique que, c’est un instrument juridique qui présente les réalités que vivent les PVH dans le contexte africain. » Bien que la RDC ait ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, il faut noter que celle-ci présente un contexte international et général qui ne prend pas en compte tous les aspects ; tandis que le Protocole dont question, s’intéresse à la situation de la protection des personnes âgées vivant avec handicap, de la jeunesse vivant avec handicap, du mariage de la femme handicapée en Afrique ainsi que la question de l’héritage des PVH en Afrique « , a-t-il ajouté.
En outre poursuit Me Pindu, il existe plusieurs autres opportunités avec des partenaires à travers l’Union Africaine (UA), pour obtenir des subventions des projets, en faveur des PVH des pays qui ont ratifié ce Protocole. » Si nous ratifions ce Protocole, les PVH de la RDC auront l’opportunité de bénéficier de tous ces apports « , a soutenu Me Pindu, avant d’informer qu’il existe une Commission de l’UA pour les droits des PVH, où ne peuvent postuler que les personnes vivant avec handicap des pays ayant ratifié le Protocole. » Cela va donc de l’avantage de la RDC, de se mettre en ordre de bataille « , a encore exhorté le Coordonnateur national de la FENAPHACO.

Dans sa réaction, le député national Aimé Emela, représentant des PVH à l’Assemblée nationale, s’est dit concerné par la proposition de loi relative à la sécurité alimentaire, laquelle dit-il, a déjà été traitée au niveau de la plénière de l’Assemblée nationale et se trouve au niveau de la Commission parlementaire, pour son amendement.
Il a promis le soutien des élus nationaux en faveur de la FENAPHACO et du gouvernement, afin que les choses aillent de l’avant, en ce qui concerne notamment la ratification du Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique, surtout avec certains articles qui cadrent avec l’épanouissement des PVH.
Objectifs spécifiques de We are Able
Il faut noter que le consortium » We are Able » se focalise sur trois voies (objectifs spécifiques) à savoir :
- La Mobilisation communautaire ;
- Renforcement des capacités d’organisations de personnes handicapées (OPH) et
celles de la société civile (OSC) et - l’Engagement des autorités politiques et publiques.
José Wakadila
