Quatre millions de dollars américains : tel est le montant débloqué par le FRIVAO pour la réhabilitation du jardin zoologique et botanique de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.
Lors de sa visite d’inspection sur les lieux, le 10 juillet 2025, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Dr Mateus Kanga Londimo, avait à juste titre salué le début des travaux, tout en exigeant plus de transparence et de rigueur technique.
Néanmoins, après avoir suivi les explications y relatives, Kanga Londimo avait relevé l’absence d’études préalables et d’étude d’impact environnemental. Il avait également plaidé pour une meilleure coordination entre les autorités provinciales et nationales.
Enfin, le président de la première institution provinciale avait appelé la population à veiller soigneusement à la préservation de ce patrimoine.
De son côté, Abed-Négo Zacharie Kingombe, militant pro-démocratie, dénonce les pratiques frauduleuses au sein du FRIVAO en accusant particulièrement M. Bernard Kalombola Lisandja, PCA du FRIVAO.
À en croire le dénonciateur, l’homme ferait payer illégalement l’enregistrement des victimes de guerre via l’ASBL FSVGPO et délivrerait abusivement des attestations de décès. À cela s’ajouterait l’instrumentalisation des jeunes autour d’un dossier inventé concernant 850 000 dollars décaissés pour six mois de fonctionnement du FRIVAO.
Toujours selon cette source, ces fonds auraient été gérés sans transparence, en allouant même plus de 45 000 dollars au Conseil d’administration. Face à cette situation, Zacharie Kingombe en appelle à une enquête et invite les victimes à la vigilance.
Une certaine opinion publique de Kisangani soupçonne une gestion opaque des sommes considérables que gère cette institution créée par l’État congolais pour s’occuper de l’indemnisation des victimes de la guerre de six jours, ayant opposé en 2000 les troupes rwandaises aux militaires ougandais.
Philippe Dephill Lipo
