Un drame poignant a secoué le quartier du rond-point Maele, lundi dernier à Kisangani, chef lieu de la province de la Tshopo.
Un incendie d’une rare violence a coûté la vie à trois enfants de moins de cinq ans, laissant une communauté en deuil et des familles dévastées.
Le bilan humain est lourd : deux fillettes et un garçonnet ont succombé aux flammes. Selon les témoignages recueillis sur place, deux des victimes étaient issues de la même fratrie, tandis que la troisième était un enfant du voisinage.
Au moment de la tragédie, les parents étaient absents du domicile : le père avait déjà rejoint son poste de travail comme chauffeur de taxi, tandis que la mère participait à un office religieux.
Malgré la mobilisation spontanée des riverains et l’intervention d’un camion de pompiers, la fureur du brasier n’a laissé aucune chance aux petits occupants, encore non scolarisés.
Outre les pertes humaines irréparables, les dégâts matériels sont considérables ; l’habitation et les biens qu’elle contenait ont été presque intégralement calcinés.
Les autorités locales, accompagnées des services humanitaires, se sont dépêchées sur les lieux pour le constat d’usage avant de procéder à la levée des corps, désormais déposés à la morgue. Si une enquête doit encore déterminer les circonstances exactes du sinistre, les premiers éléments pointent vers une défaillance du circuit électrique.
Ce drame vient rappeler la vulnérabilité des plus jeunes face aux risques domestiques. Dans un message de sensibilisation, les autorités urbaines ont exhorté les parents à une vigilance accrue, soulignant l’impérative nécessité de sécuriser les installations électriques et de ne jamais laisser de jeunes enfants sans surveillance adulte.
Philippe Dephill Lipo
